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Fabre : « le moment est venu de mettre fin, dans notre pays le Togo, à toute élection organisée unilatéralement »

(24hinfo)-Le leader de l’ANC, Jean-Pierre Fabre a condamné dimanche, avec « dernière vigueur » les évènements douloureux qui se sont déroulés dans la journée du samedi à Lomé, Bafilo, Sokodé occasionnant deux morts et 4 blessés (bilan officiel) et trois morts et plusieurs blessés selon la coalition des 14.

Pour M. Fabre, le spectacle offert le samedi s’apparente à une « folie meurtrière du régime RPT/UNIR, à laquelle les plus hauts gradés de l’armée ont pris part sur le terrain ».

En témoignent, a-t-il dit, « les images qui circulent en boucle sur les réseaux sociaux. Du reste, nous rejetons formellement les explications scabreuses données par le gouvernement sur la sauvagerie de la répression des manifestations organisées par la C14 ».

« Nous demeurons convaincus que la libération de notre pays est le combat des filles et des fils du Togo, qu’ils soient sur le territoire national ou dans la diaspora », dit-il, tout en déplorant « l’attitude de la communauté internationale qui semble indifférente aux cris d’alarme de la Conférence des Evêques du Togo, des Eglises Méthodiste et Presbytérienne et de l’Association des Cadres Musulmans au Togo qui, toutes, en connaissance de cause, demandent un report du scrutin ».

« Nous comprenons moins encore le mutisme de la CEDEAO à qui l’ANC a expressément demandé, dans une déclaration en date du 31 octobre 2018, relative à la recrudescence des agressions barbares contre les populations togolaises sans défense, d’éviter au Togo et au peuple togolais la réédition des massacres de 2005 », poursuit-il.

Nonobstant les dégâts et le spectacle offert par leurs supporteurs dans les trois villes du pays, le président de l’ANC, a signifié que le « moment est venu de mettre fin, dans notre pays le Togo, à toute élection organisée unilatéralement et sans la mise en œuvre effective des réformes constitutionnelles, institutionnelles et électorales ».

Dans un communiqué rendu public, en fin de journée du samedi, le gouvernement avait déploré ces manifestations « de rue organisées çà et là et les actes de vandalisme qui les ont accompagnés nonobstant les mesures d’interdiction prises à cet effet pour cause de déroulement de la campagne électorale conformément à la loi ».

Il a présenté ses condoléances les plus attristées aux familles éplorées et souhaite un prompt rétablissement aux blessés ». De fait il a affirmé que « les auteurs et les commanditaires de ces différents faits répréhensibles répondront de leurs actes au regard des textes en vigueur ».

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