Togo : après la libération de 75 détenus politiques, des regroupements exigent un apaisement total

Des regroupements de partis politiques et d’organisations de la société civile ont réagi, lundi, à la libération de 75 détenus politiques, intervenue à la suite de la grâce présidentielle accordée par le chef de l’État, Faure Gnassingbé, à la veille du Nouvel An.
Lors d’une rencontre avec la presse, le front « Touche Pas À Ma Constitution », la Dynamique pour la Majorité du Peuple (DMP), la Dynamique Mgr Kpodzro (DMK) et la Lumière pour un Développement dans la Paix (LDP) ont salué cette mesure. Ils ont rendu hommage aux bénéficiaires et se sont inclinés devant la mémoire des détenus décédés en milieu carcéral.
« Nous saluons la libération des détenus politiques et rendons hommage à ceux qui ont perdu la vie en prison. Ils sont tous des héros », a déclaré Jean Kissi, deuxième porte-parole du front « Touche Pas À Ma Constitution ».
Pour ces regroupements, cette libération, présentée par les autorités comme un geste d’apaisement, reste toutefois insuffisante. Ils estiment que de nombreux détenus politiques demeurent encore en prison dans des conditions jugées difficiles.
Jean Kissi a notamment cité Marguerite Gnakadé, Jean-Paul Omolou, Kpatcha Gnassingbé et Alex Atti, affirmant qu’environ 70 détenus politiques seraient toujours privés de liberté.
Les organisations appellent ainsi à la libération immédiate et inconditionnelle de tous les détenus politiques, sans exception, ainsi qu’au retour au pays de l’ensemble des exilés politiques.
Selon elles, ces mesures constitueraient un signal fort d’apaisement et de bonne volonté à l’endroit du peuple togolais.
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