
Depuis 2011, le Togo s’engage dans une ambitieuse politique de protection sociale. Le projet initial, porté par l’Institut National d’Assurance Maladie (INAM), visait à couvrir les agents publics et leurs familles. Aujourd’hui, grâce à l’instauration de l’Assurance Maladie Universelle (AMU), cette protection s’étend à l’ensemble de la population, y compris les travailleurs du secteur privé, les indépendants, le secteur informel et les retraités.
Le programme, géré conjointement par l’INAM et la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS), repose sur la solidarité et l’équité. Chaque citoyen contribue selon ses moyens, tandis que toutes les populations ont accès aux soins près de chez elles, même dans les zones reculées. Dans le cadre du projet SSCQUI (Système de Santé Couverture Qualité Universelle Intégrée), 200 nouvelles formations sanitaires seront construites et 300 existantes réhabilitées, pour garantir la disponibilité de soins de qualité.
Lire aussi-Togo : la CNSS lance au Grand Lomé la campagne de sensibilisation et de souscription des TNS à l’AMU
L’AMU a déjà produit des effets concrets : les consultations ont doublé dans plusieurs centres hospitaliers, la prise en charge financière des soins réduit le stress des familles et permet aux patients de respecter les prescriptions médicales. Le projet facilite également l’accès à des services spécialisés comme la kinésithérapie, jusque-là peu accessibles pour les ménages modestes.
Pour les responsables du programme, l’objectif est clair : simplifier et moderniser le système, notamment grâce à la digitalisation des feuilles de soin et à l’amélioration continue du dispositif. L’AMU apparaît ainsi comme une révolution sociale, où chaque citoyen, du nord au sud du pays, peut se soigner sans craindre le coût, marquant un pas décisif vers une couverture santé universelle au Togo.








