
Le président de l’Assemblée nationale, Komi Selom Klassou, a échangé le 21 octobre 2026 à Lomé avec le directeur pays de l’ONUSIDA pour le Togo, la Côte d’Ivoire et le Bénin, Dr Christian Mouala. Au cœur des discussions : les progrès enregistrés dans la lutte contre le VIH/Sida et le rôle des parlementaires pour atteindre l’objectif de mettre fin à l’épidémie comme problème de santé publique d’ici à 2030.
La lutte contre le VIH/Sida reste au centre des échanges entre les autorités togolaises et leurs partenaires internationaux. Le président de l’Assemblée nationale, Komi Selom Klassou, a reçu mercredi 21 octobre à Lomé le directeur pays de l’ONUSIDA pour le Togo, la Côte d’Ivoire et le Bénin, Dr Christian Mouala.
Cette audience s’inscrit dans le cadre d’une visite officielle du responsable de l’ONUSIDA au Togo, prévue du 20 au 25 octobre 2026. Elle a permis de faire le point sur la coopération entre le pays et le Programme commun des Nations unies sur le VIH/Sida, notamment en matière de prévention, de dépistage et de prise en charge des personnes vivant avec le VIH.
VIH au Togo : 94 % des personnes connaissent leur statut
Au cours de la rencontre, Dr Christian Mouala a présenté les avancées enregistrées par le Togo dans la riposte contre le VIH/Sida. Selon les chiffres communiqués lors de l’audience, 94 % des personnes vivant avec le VIH connaissent leur statut sérologique. Parmi elles, 93 % sont sous traitement antirétroviral, tandis que 85 % ont atteint la suppression virale.
Ces résultats témoignent des progrès réalisés dans le dépistage et l’accès aux traitements. Toutefois, plusieurs défis demeurent, notamment la prévention de la transmission du VIH de la mère à l’enfant et le renforcement de la sensibilisation auprès des jeunes âgés de 15 à 24 ans.
L’amélioration de l’accès à l’information, au dépistage et aux services de santé reste ainsi un enjeu majeur pour consolider les acquis et réduire les nouvelles infections.
Le rôle des députés dans la lutte contre le VIH/Sida
Les échanges ont également porté sur la contribution que peuvent apporter les parlementaires à l’atteinte des objectifs nationaux et internationaux de lutte contre la maladie.
À travers l’adoption des lois, le contrôle de l’action gouvernementale et l’examen du budget de l’État, les députés disposent de leviers pour soutenir les politiques de santé publique. Leur implication peut notamment favoriser un financement adapté des programmes de lutte contre le VIH et améliorer l’accès aux services de prévention et de traitement.
Dans cette perspective, l’ONUSIDA envisage d’accompagner les parlementaires togolais dans le renforcement de leurs capacités sur les questions liées au VIH et à la santé en général.
Cette démarche vise à favoriser une meilleure prise en compte des enjeux sanitaires dans les décisions publiques, tout en encourageant des politiques inclusives respectueuses des droits humains.
L’ONUSIDA salue l’engagement du Togo
À l’issue des échanges, Dr Christian Mouala a salué l’engagement des parlementaires togolais ainsi que la qualité des discussions avec le président de l’Assemblée nationale. Il a également souligné la contribution du Togo aux initiatives régionales et internationales de lutte contre le VIH/Sida.
Fort de plus de 25 ans d’expérience dans le développement international et la diplomatie sanitaire, dont plus de 15 ans consacrés à la lutte contre le VIH/Sida au sein de l’ONUSIDA, le responsable coordonne les programmes de l’organisation au Togo, en Côte d’Ivoire et au Bénin depuis son bureau multipays basé à Abidjan.
La délégation de l’Assemblée nationale présente à cette audience comprenait notamment la première vice-présidente, Memounatou Ibrahima, le quatrième vice-président, Ayao Dzreke, le président de la Commission de la santé, Dametoti Kombate, ainsi que la vice-présidente de cette commission, Jacqueline Aka.
L’objectif de mettre fin au Sida comme problème de santé publique d’ici à 2030 nécessite la poursuite des efforts en matière de prévention, de dépistage et de traitement, ainsi qu’une mobilisation durable des institutions publiques et des partenaires engagés dans cette lutte.
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