Société

IPDCP : les journalistes togolais formés aux enjeux de la protection des données personnelles

L’Instance de Protection des Données à Caractère Personnel (IPDCP) poursuit son programme national de sensibilisation. Le 24 février 2026, l’institution a réuni à Notsè une cinquantaine de professionnels des médias pour une session d’information et de formation consacrée à la protection des données personnelles.

Organisée en collaboration avec la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC), cette rencontre marque la deuxième vague d’ateliers déployés à l’échelle nationale.

Un partenariat institutionnel salué

À l’ouverture des travaux, le président de l’IPDCP, représenté par son conseiller technique Awui Talla Hervé, a salué la disponibilité de la HAAC, qu’il qualifie de partenaire déterminant dans la réussite de l’initiative.

Selon lui, cette démarche s’inscrit dans la vision portée par Faure Essozimna Gnassingbé, président du Conseil, qui ambitionne de bâtir une nation tournée vers l’innovation, le numérique responsable et la protection effective des droits des citoyens à l’ère digitale.

Les médias, au cœur des enjeux

Au cours de la session, l’IPDCP a rappelé que les journalistes manipulent quotidiennement des données à caractère personnel : identités, images, voix, informations judiciaires, données sensibles ou encore coordonnées de sources.

Chaque publication engage ainsi une responsabilité à la fois éthique, professionnelle et juridique. L’objectif de la rencontre est double : renforcer la maîtrise du cadre légal national et encourager des pratiques conformes aux exigences de la loi.

Trois rôles clés identifiés

L’institution a mis en avant trois responsabilités majeures des professionnels des médias :

  • Éducateurs, en sensibilisant le public aux risques liés au numérique (arnaques, usurpations d’identité, cyberviolences) ;

  • Vigies, en révélant les abus et violations portant atteinte aux droits des personnes ;

  • Modèles d’exemplarité, en respectant les principes fondamentaux tels que le floutage des mineurs, l’anonymisation des témoignages sensibles, la vérification des consentements et la sécurisation des données collectées.

Vers une couverture nationale

Cette session de Notsè s’inscrit dans un programme plus large que l’IPDCP entend étendre progressivement à l’ensemble du territoire national.

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Le représentant du président de l’institution a insisté sur le fait que la protection des données personnelles constitue non seulement une exigence légale, mais également « un impératif éthique » et un fondement de la souveraineté numérique.

De son côté, Yao Abarim, directeur de cabinet du président de la HAAC, a salué l’engagement des médias et réaffirmé l’importance de renforcer leur compréhension du cadre juridique afin de garantir une diffusion responsable de l’information.

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