Société

Togo : 2e en Afrique sur l’égalité économique femmes-hommes, une performance saluée

Le Togo confirme sa dynamique réformatrice. Selon le rapport « Women, Business and the Law 2026 » du groupe de la Banque mondiale, le pays se hisse au 2e rang africain en matière d’égalité des droits économiques entre les sexes, et occupe la première place au sein de la CEDEAO et de l’UEMOA.

La présentation officielle du rapport s’est tenue à Lomé sous la présidence de Sandra Ablamba Johnson, en présence de plusieurs acteurs institutionnels et du représentant résident de la Banque mondiale, Antonius Verheijen.

Une progression portée par des réformes majeures

Avec un score de 79,33 % sur l’indice du cadre juridique (WBL 2.0), le Togo se positionne juste derrière l’île Maurice. Cette performance s’explique par une série de réformes engagées entre 2023 et 2025, sous l’impulsion du président Faure Gnassingbé.

Parmi les avancées notables :

  • une meilleure protection des femmes contre le licenciement pendant la maternité ;
  • la prise en charge du salaire de maternité par la CNSS ;
  • l’accès au crédit sans discrimination de genre ;
  • la reconnaissance des contributions non monétaires au sein du foyer.

Ces mesures placent le pays parmi les plus progressistes d’Afrique subsaharienne en matière de droits économiques des femmes.

Un écart entre la loi et la réalité

Malgré ces résultats encourageants, le rapport souligne des limites importantes. Le score relatif au cadre d’appui institutionnel reste faible (31,95 %), révélant des insuffisances dans des domaines clés comme la garde d’enfants ou la sécurité des femmes.

Les autorités togolaises reconnaissent ce défi. Pour Sandra Ablamba Johnson, ces performances ne doivent pas conduire à l’autosatisfaction, mais plutôt encourager la poursuite des réformes, notamment pour garantir l’effectivité des droits sur le terrain.

Cap sur de nouvelles initiatives

Plusieurs actions sont annoncées pour 2026, dont des programmes en faveur des filles déscolarisées et un appui renforcé aux femmes rurales, notamment à travers des initiatives comme le programme SWEDD.

De son côté, Antonius Verheijen a salué un « partenariat exemplaire » avec le Togo, tout en appelant le secteur privé à s’approprier ce cadre juridique favorable.

Un levier pour le développement

En intégrant l’égalité économique comme axe stratégique, le Togo confirme sa volonté de faire de l’inclusion un moteur de croissance.

Avec plus de la moitié de sa population composée de femmes, le pays mise sur leur autonomisation comme levier essentiel d’un développement durable et équilibré.

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