
Le ministère des Affaires étrangères organise, depuis mercredi à Lomé, une rencontre consacrée à la justice réparatrice, avec l’appui de la Fondation Hans Seidel.
Cette session, tenue en format hybride, réunit le personnel de l’administration centrale, des postes diplomatiques ainsi que des étudiants. Elle vise à renforcer leur compréhension des enjeux liés aux réparations, dans un contexte de recomposition géopolitique et de regain du panafricanisme.
Placée sous le thème « Les injustices historiques et la justice réparatrice : défis, perspectives africaines et rôle de la diplomatie togolaise, ainsi que l’initiative “Correct the Map” », la rencontre s’inscrit dans la volonté du Togo de contribuer au débat international sur les réparations.
À l’ouverture, la représentante de la fondation, Aridja Frank, a souligné l’importance de ce cadre d’échanges pour sensibiliser les participants à des questions majeures pour l’Afrique, tout en saluant la coopération avec les autorités togolaises.
Le secrétaire général du ministère, Afo Salifou, a pour sa part relevé la portée symbolique de cette session, organisée à l’occasion de la Journée internationale de commémoration des victimes de l’esclavage et de la traite transatlantique. Il a rappelé les séquelles de l’esclavage, de la colonisation et de la déportation, insistant sur la nécessité d’une réponse multidimensionnelle dans le cadre de la Décennie des réparations 2026-2036 de l’Union africaine.
Les travaux ont été marqués par deux communications. La première, présentée par Eyana Edjaide, a porté sur les injustices historiques subies par les peuples africains et leurs conséquences. Il a également évoqué les différentes formes de réparations et les options stratégiques envisageables.
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La seconde, animée par Komlavi Agbénozan Dedji, a porté sur l’initiative « Correct the Map » de l’Union africaine, qui vise à corriger les représentations cartographiques du monde en faveur d’une meilleure visibilité du continent africain.
À l’issue des travaux, des éléments de langage sont attendus pour formaliser la position du Togo sur ces deux thématiques et outiller les diplomates dans les enceintes internationales.
Une deuxième session est prévue le vendredi 27 mars, avec la participation élargie du personnel d’encadrement et des étudiants.









