Société

Zio 4 : le maire interdit la fabrication et la vente de sodabi frelaté

 La lutte contre le sodabi frelaté s’intensifie dans la commune de Zio 4. Par un arrêté municipal publié le 23 février, le maire SEGO Etse Frank interdit formellement la fabrication, la détention et la commercialisation de toute boisson locale impropre à la consommation, notamment le sodabi issu de pratiques frauduleuses.

Des pratiques jugées dangereuses

Dans le document, l’autorité municipale évoque des « informations concordantes » faisant état de méthodes préoccupantes : mélange d’éthanol industriel avec de l’eau pour produire du sodabi, usage d’insecticides et de pesticides sur des palmiers abattus pour éliminer insectes et chenilles, ou encore contamination du vin de palme destiné à la distillation par des substances toxiques.

Selon l’arrêté, ces pratiques exposent les consommateurs à des intoxications graves, des lésions irréversibles, voire au décès. Elles constituent également une menace pour l’ordre public et la santé communautaire.

Interdiction sur toute l’étendue du territoire communal

L’article 1er du texte pose une interdiction stricte sur l’ensemble du territoire communal. Il est désormais prohibé :

  • de fabriquer du sodabi à base d’éthanol industriel ou de toute substance non destinée à la consommation humaine ;

  • d’utiliser des produits chimiques sur les matières premières destinées à la production de boissons locales ;

  • de détenir, transporter, stocker, distribuer ou commercialiser du sodabi frelaté.

Contrôles et sanctions annoncés

Pour garantir l’application de la mesure, les services municipaux travailleront de concert avec les forces de sécurité et les services techniques compétents (hygiène, santé, commerce). Des contrôles réguliers et inopinés sont annoncés sur les sites de production, de stockage et de vente, avec possibilité de prélèvements pour analyses.

Les contrevenants s’exposent à des sanctions administratives immédiates, notamment la saisie et la destruction des produits incriminés ainsi que la fermeture temporaire ou définitive des établissements concernés. Des poursuites pénales pourront également être engagées pour mise en danger de la vie d’autrui, atteinte à la santé publique et fraude sur denrées alimentaires, conformément à la législation en vigueur au Togo.$

Lire aussi-Togo – Lutte contre les boissons frelatées : plus de 12.000 litres de “sodabi” détruits à Dapaong

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