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Sénégal : Ousmane Sonko appelle à une gouvernance fondée sur le dialogue

À peine installé à la tête de l’Assemblée nationale du Sénégal, Ousmane Sonko a livré un discours aux accents politiques forts, appelant à une gouvernance basée sur le dialogue, les orientations programmatiques et une nouvelle lecture du fonctionnement institutionnel du pays.

Le président de l’Assemblée nationale a notamment évoqué ses relations avec l’actuel Premier ministre, saluant ses qualités professionnelles tout en reconnaissant des divergences sur plusieurs questions économiques et politiques.

Sonko salue les compétences du Premier ministre

Dans son intervention, le leader du Pastef a rappelé avoir collaboré étroitement avec l’actuel chef du gouvernement lorsqu’il dirigeait la Primature.

« Je peux témoigner que c’est un travailleur acharné, un homme compétent, un homme dévoué », a déclaré Ousmane Sonko, évoquant leur implication commune dans plusieurs projets stratégiques liés aux référentiels de développement tels que le « Sénégal 2025 » et le « Master Plan ».

Il a toutefois reconnu des désaccords portant notamment sur la question monétaire, la gestion de la dette et certaines orientations économiques.

Le Pastef écarté des consultations, selon Sonko

Le président de l’Assemblée nationale a également exprimé ses réserves sur la méthode ayant conduit à la nomination du Premier ministre ainsi qu’aux discussions autour de la formation du gouvernement.

Selon lui, le Pastef n’a pas été associé aux consultations politiques menées dans ce cadre.

« On ne peut pas faire du Pastef sans le Pastef », a-t-il lancé, estimant que la simple référence au parti dans les discours officiels ne suffisait pas à lui conférer une véritable légitimité politique.

Un appel à des discussions « responsables »

Malgré ce qu’il qualifie de « faux départ », Ousmane Sonko a affirmé que sa formation politique restait ouverte à des discussions « responsables » avec l’exécutif afin de préserver la stabilité institutionnelle.

Il estime que ces échanges doivent porter sur les grandes orientations politiques et économiques du pays, notamment la restructuration économique, le pouvoir d’achat des populations, la justice ainsi que le principe de « jub-jubal-jubanti ».

Vers une nouvelle lecture du système institutionnel

Le leader du Pastef a insisté sur la nécessité de trouver un terrain d’entente avec le président de la République afin de poursuivre le mandat dans de bonnes conditions.

Selon lui, la configuration politique actuelle impose une nouvelle approche du fonctionnement des institutions sénégalaises.

« On ne peut pas être dans un système d’hyper-présidentialisme au Sénégal aujourd’hui, et la configuration actuelle en a décidé ainsi », a déclaré Ousmane Sonko.

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