Togo / Santé en milieu scolaire : Plus de 1 000 élèves mobilisés à Kara contre les grossesses précoces et les IST

Grand coup de projecteur sur la santé sexuelle et la réussite des jeunes dans la Kozah. Le Palais des congrès de Kara a vibré le samedi 11 juillet 2026 au rythme d’une grande campagne de sensibilisation. Plus de 1 000 élèves, issus de 50 établissements scolaires de la région de la Kara, ont répondu présents à ce grand rassemblement placé sous le thème évocateur : « Zéro grossesse et IST dans mon établissement ».
Portée par les clubs SOS Docteur TV, cette initiative citoyenne vise à doter la jeunesse scolaire des outils nécessaires pour préserver leur santé tout en garantissant leur avenir académique.
Lancement officiel de la 15e édition d’« Évala sans le VIH »
Cet événement d’envergure a également servi de cadre au lancement officiel de la 15ᵉ édition de la campagne nationale « Évala sans le VIH », traditionnellement couplée aux luttes initiatiques en pays Kabyè.
Selon le promoteur du projet, le Dr Serge Michel Kodom, cette synergie vise à intensifier la prévention en milieu scolaire à travers des actions de proximité et des supports de communication parfaitement adaptés au langage et aux codes des adolescents.
L’engagement communautaire : Présentes en nombre, les autorités traditionnelles de la région ont réitéré leur soutien indéfectible à cette démarche, essentielle pour bâtir un environnement propice à l’épanouissement et à l’excellence des élèves.
Recul des grossesses en milieu scolaire : Des chiffres encourageants dans la Kara
Les efforts de sensibilisation menés ces dernières années sur le terrain commencent à porter leurs fruits, comme en témoignent les statistiques officielles présentées lors de cette journée.
Le directeur régional de l’Éducation de la Kara, Patibouyou Kirong, a partagé un bilan en nette amélioration :
Année scolaire 2024-2025 : 457 cas de grossesses enregistrés.
Année scolaire 2025-2026 : Une baisse significative à 300 cas.
Tout en saluant l’impact des campagnes antérieures, les acteurs de l’éducation et de la santé rappellent que la vigilance doit rester maximale. L’objectif « zéro grossesse » reste le cap à maintenir pour protéger les jeunes filles contre le décrochage scolaire et les Infections Sexuellement Transmissibles (IST).









