Commerce agricole : le Togo et le Bénin renforcent la fluidité des échanges transfrontaliers

À Atakpamé, les acteurs du Togo et du Bénin évaluent les avancées des Cadres de concertation corridor (CCC) afin de lever les obstacles qui freinent encore le commerce agricole entre les deux pays. Cette rencontre, organisée dans le cadre du Programme régional d’intégration des marchés agricoles (PRIMA), vise à améliorer la libre circulation des produits agricoles et à renforcer l’intégration économique régionale.
Une évaluation des corridors commerciaux Togo-Bénin
Les acteurs publics et privés du Togo et du Bénin sont réunis les 3 et 4 juillet 2026 à Atakpamé pour un atelier bilatéral d’évaluation des Cadres de concertation corridor (CCC). L’initiative s’inscrit dans le cadre du Programme régional d’intégration des marchés agricoles (PRIMA).
Cofinancé par le Fonds international de développement agricole (FIDA) et coordonné par l’Agence régionale pour l’agriculture et l’alimentation (ARAA) de la CEDEAO, l’atelier intervient après les étapes organisées à Djougou et à Dassa, au Bénin.
Les participants examinent les rapports d’activités des CCC ainsi que les données de suivi des flux agricoles sur les corridors de Bohicon, Dogbo, Notsè et Anié.
Lever les barrières au commerce agricole
Au-delà de l’analyse des statistiques, les travaux doivent permettre d’évaluer les résultats des actions de sensibilisation menées sur les textes communautaires régissant le commerce transfrontalier.
L’objectif est d’identifier les obstacles qui persistent, notamment les barrières non tarifaires, afin de constituer un répertoire documenté destiné à soutenir un plaidoyer auprès des autorités compétentes. À terme, cette démarche ambitionne de favoriser un espace commercial plus fluide, transparent et favorable aux producteurs agricoles des deux pays.
Le gouvernement togolais réaffirme son engagement
Ouvrant les travaux au nom du ministre en charge de l’Agriculture, le directeur régional de l’Agriculture des Plateaux-Est, Kounoutchi Kokouvi, a salué la pertinence de cette plateforme de dialogue entre administrations, transporteurs, forces de contrôle et organisations de producteurs.
Il a invité les participants à formuler des propositions concrètes pour éliminer les difficultés qui ralentissent encore les échanges commerciaux entre le Togo et le Bénin.
Selon lui, le déficit d’information et les tracasseries routières demeurent des freins importants au développement du commerce régional. Il a réaffirmé la volonté du gouvernement togolais de moderniser le secteur agricole et de fluidifier les corridors commerciaux grâce à une coopération renforcée entre les acteurs publics et privés.
Le PRIMA mise sur la suppression des barrières non tarifaires
L’assistant chargé du suivi-évaluation du volet régional du PRIMA, Gnikpo Fassinou, a rappelé que le projet vise à accompagner les ambitions régionales en matière de souveraineté alimentaire.
Il a insisté sur l’importance d’une analyse rigoureuse des indicateurs de fluidité routière, soulignant que la lutte contre les barrières non tarifaires constitue l’un des principaux axes d’intervention du programme.
Le Bénin appelle à une coopération renforcée
Présent à la rencontre, le préfet du département du Couffo, d’Almeïda Rufino, a mis en avant les liens historiques et culturels qui unissent le Togo et le Bénin.
Au nom des autorités béninoises, il a réaffirmé leur engagement à lever les entraves au commerce sous-régional afin d’atteindre l’objectif fixé par le PRIMA : augmenter d’au moins 30 % les échanges commerciaux agricoles entre les deux pays.











