Faits divers

Sénégal : La ministre des Pêches ciblée par les railleries après une série de dérapages linguistiques en direct

« C’est UN visite », « Je veux s’enquérir la situation »… Lors d’un déplacement officiel à Touba, les écarts de langage répétés de la ministre des Pêches et de l’Économie maritime, Amy Mara, ont déclenché une tempête sur les réseaux sociaux. Au-delà des moqueries, l’épisode relance le débat sur le profil et la compétence des membres du gouvernement.

Une séquence médiatique dont le pouvoir se serait bien passé. Alors qu’elle effectuait une visite de travail dans la ville sainte de Touba pour échanger avec les mareyeurs, commerçants et acteurs locaux du secteur de la pêche, la ministre Amy Mara a accordé une interview face aux caméras de la presse nationale.

Mais au lieu des enjeux économiques du secteur, ce sont les erreurs de syntaxe et de grammaire de la ministre qui ont focalisé toute l’attention.

Une litanie d’erreurs en direct

Dans une vidéo devenue virale en l’espace de quelques heures, plusieurs répliques de la ministre ont choqué les internautes :

« C’est UN visite de travail et UN visite de Ziahr »

« Je veux s’enquérir la situation »

« Ils m’ont soumettre leurs besoins »

Ces fautes répétées, abondamment découpées et relayées sur TikTok, Facebook et X (ex-Twitter), ont immédiatement provoqué une vague de railleries et de détournements humoristiques.

Au-delà du buzz, la question du niveau des dirigeants

Si certains internautes préfèrent en rire ou appellent à l’indulgence en rappelant que le français n’est pas la langue maternelle des dirigeants sénégalais, pour de nombreux détracteurs et analystes politiques, le problème est plus profond. Les critiques ciblent l’image de l’État et l’exigence d’excellence attendue d’un membre de gouvernement.

La prise de parole de l’influencé Akhenaton Aton, suivi par plus de 80 000 personnes sur Facebook, résume le sentiment d’une partie de l’opinion publique :

« Quand la politique prend le dessus sur l’efficacité républicaine, on produit de la médiocrité ostentatoirement répréhensible par les électeurs très sévères. Les élections locales du 20 décembre 2026 arrivent. Préparez-vous ! »

À quelques mois des prochaines échéances électorales, cet épisode ravive le débat sur la méritocratie et le niveau d’exigence au sommet de l’appareil d’État. Pour l’heure, ni la ministre ni le porte-parole du gouvernement n’ont réagi à cette polémique.

Lire aussi-Sénégal / ONU : Macky Sall réagit chaleureusement au soutien officiel de Bassirou Diomaye Faye

Articles similaires

Bouton retour en haut de la page