
Le Congrès des États-Unis a remis, le 24 février 2026, à la Maison-Blanche un rapport détaillé sur les violences et les restrictions à la liberté religieuse visant, selon ses auteurs, les chrétiens au Nigeria. Fruit de plusieurs mois d’enquête, le document propose des recommandations à l’administration fédérale pour répondre à ces situations.
Des accusations controversées
Porté par des parlementaires conservateurs et chrétiens, le rapport dresse un tableau critique de la situation religieuse au Nigeria. Cependant, plusieurs observateurs ont déjà remis en question la méthodologie employée et certaines conclusions avancées par les auteurs.
Le document s’appuie sur une mission de terrain et des entretiens menés fin 2025, à la fois à Abuja et à Washington, permettant de compiler les éléments présentés. Parmi les mesures proposées figurent des sanctions ciblées contre des individus et organisations jugés responsables d’atteintes à la liberté de culte. Selon les promoteurs, ces ripostes circonscrites pourraient faire pression tout en préservant les relations diplomatiques.
Risques diplomatiques et débats internes
La remise du rapport pourrait exacerber les tensions entre Washington et Abuja si l’exécutif américain décidait de mettre en œuvre ses recommandations. Même limitées, les sanctions risquent de déclencher de vives réactions politiques et médiatiques dans les deux pays.
Aux États-Unis, ce dossier s’inscrit dans un débat plus large sur la liberté religieuse et le rôle des enjeux confessionnels dans la politique extérieure. Alors que certains élus réclament des mesures fermes, des ONG et experts dénoncent un manque de preuves concluant et appellent à des vérifications indépendantes supplémentaires.
Le rapport promet donc de nourrir des discussions houleuses, tant sur le plan diplomatique qu’intérieur, et pourrait influencer la posture américaine vis-à-vis du Nigeria dans les semaines à venir.
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