Afrique

Guinée : plusieurs ressortissants sahéliens interpellés dans une affaire de terrorisme

 

Les autorités guinéennes intensifient leur riposte contre les menaces sécuritaires. Au moins douze personnes, soupçonnées de liens avec des groupes terroristes, ont été arrêtées dans le cadre d’une vaste opération menée par le parquet général près la cour d’appel de Conakry.

Les interpellations ont été principalement effectuées dans les préfectures de Siguiri, Mandiana et Kankan. Parmi les suspects figurent majoritairement des ressortissants maliens, nigériens et burkinabè, ainsi qu’un citoyen guinéen. Selon les premières informations judiciaires, ces individus seraient en lien avec le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM), actif dans la région sahélienne.

Un réseau démantelé et une traque élargie

D’après le parquet, un premier groupe de onze personnes a été identifié : sept Maliens, deux Nigériens, un Burkinabè et un Guinéen. Les investigations, menées à l’échelle nationale, ont mobilisé les services de sécurité et les unités spécialisées dans la lutte contre le terrorisme.

Dans la foulée, un douzième suspect, un ressortissant malien, a été arrêté à Kankan par la gendarmerie. Il est soupçonné d’appartenir à une cellule dormante affiliée au GSIM et d’avoir participé à des opérations de libération d’otages contre rançon, un mode opératoire souvent utilisé pour financer des activités terroristes.

Des réseaux numériques dans le viseur

L’enquête a également mis en lumière l’existence de réseaux actifs sur des plateformes de messagerie. Plusieurs groupes, totalisant plus de 500 membres, ont été identifiés par les enquêteurs. Parmi eux, des citoyens guinéens seraient impliqués dans des activités de radicalisation en ligne.

Les autorités indiquent que certains profils ont été identifiés comme particulièrement actifs dans la diffusion de contenus extrémistes et dans le recrutement.

Des poursuites judiciaires engagées

Les personnes arrêtées ont été présentées au parquet d’instance de Kaloum puis placées sous mandat de dépôt. Elles sont poursuivies pour complicité de terrorisme, association de malfaiteurs en lien avec une entreprise terroriste et financement du terrorisme.

Les charges retenues s’appuient notamment sur plusieurs dispositions du Code pénal guinéen ainsi que sur la loi relative à la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme.

À travers cette opération, les autorités guinéennes affichent leur volonté de contenir toute infiltration terroriste sur leur territoire, dans un contexte régional marqué par une expansion des groupes armés au Sahel.

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