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Le Syndicat national des praticiens hospitaliers du Togo (SYNPHOT) est fatigué d’attendre la réaction du gouvernement des mois après la remise au premier ministre, du rapport « diagnostic et propositions » du groupe de travail sur le secteur de la santé. Le secrétaire général du syndicat, Dr Gilbert Tsolenyanu regrette cette longue attente et menace de faire réagir la base si le gouvernement n’écourte pas le « bref délai » demandé.
« Si nous n’avons pas satisfaction, nous ferons ce que nous avons à faire, c’est-à-dire que nous en appellerons à la base. Notre seul mot d’ordre suffit à les mobiliser et tout le monde au Togo va s’exécuter. Le peuple togolais et le gouvernement savent que nous avons joué notre partition. Depuis le 4 avril 2018 jusqu’à ce jour, il y a une accalmie notable et notoire dans la santé. Il n’y a pas eu de mouvement de grève, c’est volontaire et nous l’assumons pour montrer notre bonne foi au gouvernement et pour montrer que nous voulons aller à la résolution des problèmes », a-t-il déclaré jeudi sur Taxi FM.
Leur silence précise-t-il est un signe de bonne foi. Par ailleurs, le Syndicat salue l’annonce de la revalorisation de la valeur indiciaire faite par le chef de l’Etat, Faure Gnassingbé dans son discours sur l’état de la nation devant l’Assemblée nationale. « Les promesses, on les fait mais tout dépend de celui à qui on fait les promesses. Nous sommes des syndicats et un engagement du chef de l’Etat sera forcément tenu », indique-t-il. Mais il souhaite une augmentation de l’ordre de 10 à 20%.
Il demande en plus de la revalorisation des salaires, la modernisation globale des structures hospitalières avec le renforcement des plateaux techniques. Des efforts sont en cours en ce sens avec la réforme de contractualisation dans sept hôpitaux publics du pays.