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Côte d’Ivoire : huit cadres du PDCI-RDA interpellés, le parti dénonce des arrestations « arbitraires »

À quelques jours du scrutin présidentiel, la tension politique monte d’un cran en Côte d’Ivoire. Huit responsables du PDCI-RDA, principal parti de l’opposition, ont été interpellés au cours de la semaine écoulée, suscitant la colère de la formation dirigée par Tidjane Thiam.

Dans un communiqué publié dimanche, le parti s’insurge contre ces arrestations qu’il juge « sans motif précis », évoquant des « détentions arbitraires » qui s’ajoutent à une série d’interpellations antérieures visant déjà plusieurs de ses membres.

Parmi les personnes arrêtées figurent Yao Innocent, président de la JPDCI Rurale, et Henri Joël-Ndri Kouadio, président de la JPDCI Estudiantine, précise le texte.

Membre du Front commun de l’opposition, le PDCI-RDA parle d’un « climat de terreur politique » et accuse le pouvoir de mener une campagne d’intimidation à l’encontre de ses militants.

Le PPA-CI de Laurent Gbagbo, également membre de cette coalition, dit faire face aux mêmes difficultés. Les deux partis affirment que ces interpellations visent à museler l’opposition à la veille du scrutin.

Le gouvernement évoque des procédures judiciaires

Le porte-parole du gouvernement a rejeté toute idée de manœuvre politique, affirmant que toutes les interpellations reposent sur des procédures judiciaires en cours.

« Nous appelons les formations politiques à faire confiance à la justice et à éviter les amalgames », a-t-il déclaré.

Malgré les tensions, Laurent Gbagbo et Tidjane Thiam maintiennent leur mobilisation contre la candidature du président sortant Alassane Ouattara. Ils réclament leur réinscription sur la liste électorale et appellent à une élection inclusive et transparente.

Alors que le vote présidentiel approche, les autorités ivoiriennes mettent l’accent sur la sécurité afin de prévenir toute flambée de violence.

lire aussi-Côte d’Ivoire -Marche du Front Commun PDCI–PPA–CI : le procureur fait état d’environ 700 arrestations

Un dispositif de 44 000 agents a été déployé sur l’ensemble du territoire, selon le ministère de la Sécurité. Toutes les manifestations contestataires des décisions du Conseil constitutionnel ont été interdites, et le Procureur de la République a promis de sanctionner les dérives verbales sur les réseaux sociaux.

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