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Burkina Faso : plus de 350 associations suspendues par le gouvernement

Au Burkina Faso, les autorités durcissent le ton à l’égard des organisations de la société civile. Le gouvernement a annoncé la suspension de 359 associations à compter du 21 avril 2026, après une առաջին vague ayant déjà touché une centaine de structures, notamment actives dans la défense des droits humains.

Une décision justifiée par des irrégularités administratives

Selon le ministre de l’Administration territoriale et de la mobilité, Émile Zerbo, cette mesure fait suite au non-renouvellement des statuts et règlements intérieurs de ces organisations. Pour les autorités, l’absence de mise à jour de ces documents rend leurs საქმიანités non conformes aux ტექსტes en vigueur.

Inquiétudes et incompréhensions dans le milieu associatif

Sur le terrain, l’annonce suscite des réactions mitigées. De nombreux responsables associatifs expriment leur inquiétude quant à la survie de leurs structures, souvent fragiles financièrement. Certains affirment ne pas avoir été informés en amont de leur suspension, découvrant la décision a posteriori.

Plusieurs dirigeants expliquent que leurs activités reposent essentiellement sur les contributions des membres, sans réel soutien public. Dans ce contexte, les coûts liés à une éventuelle régularisation pourraient constituer un obstacle majeur à la reprise de leurs actions.

Des témoignages révélateurs

Certains responsables évoquent des délais très courts pour se mettre en conformité. Un président d’association sportive indique avoir été notifié seulement quelques jours avant la suspension et prévoit d’engager rapidement des démarches administratives.

D’autres reconnaissent des difficultés internes, notamment l’absence de planification ou de résultats concrets, ce qui freine leur volonté d’investir dans une mise à jour des documents.

Plusieurs acteurs pointent également un manque de communication des autorités, affirmant n’avoir reçu aucune notification officielle avant la publication de la liste.

Des activités encore en suspens

Malgré la mesure, certaines associations poursuivent encore leurs activités, dans l’attente de clarifications. Toutefois, plusieurs responsables reconnaissent qu’une suspension effective pourrait intervenir si leur situation administrative n’est pas rapidement régularisée.

Vers un encadrement plus strict de la société civile

À travers cette décision, le gouvernement du Burkina Faso semble vouloir renforcer le contrôle et l’encadrement des organisations associatives. Reste à savoir si ces mesures permettront d’assainir le secteur sans fragiliser davantage un tissu associatif déjà confronté à de nombreux défis.

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