Afrique

Faure Gnassingbé : « L’Afrique doit transformer ses principes en plans d’action crédibles »

Lors du 9ᵉ Congrès panafricain à Lomé, le président du Conseil du Togo, Faure Gnassingbé, a souligné l’urgence de réformer les institutions multilatérales et de renforcer la souveraineté africaine.

« Les deux sont indispensables. Réformer les institutions, c’est corriger les déséquilibres de gouvernance et peser davantage dans les décisions, les règles et les financements. Ce que nous voulons avant tout, c’est transformer nos principes en plans d’action africains crédibles et renforcés », a déclaré le président. Pour lui, cette réforme n’est pas seulement une revendication africaine : c’est une condition de stabilité pour le monde entier.

Faure Gnassingbé a insisté sur la mobilisation des ressources africaines comme levier principal de développement. « Notre développement ne viendra pas de solutions venues d’ailleurs. Il viendra d’abord de nous-mêmes : de nos ressources naturelles, de nos jeunes talents, de nos entreprises, de nos diasporas, de nos savoirs et de nos cultures. C’est cela, la souveraineté moderne », a-t-il affirmé.

Le président a également mis l’accent sur la jeunesse, les terres fertiles et la diaspora comme forces motrices du renouveau africain. « Faire de ces acteurs centraux, c’est renforcer l’unité, la créativité et la puissance africaine », a-t-il ajouté. Selon lui, moderniser le capital humain signifie valoriser les savoirs locaux, les langues, l’éducation, les connaissances médicinales et les traditions intellectuelles africaines.

Pour Faure Gnassingbé, la souveraineté passe aussi par la reconquête du narratif africain. « Depuis des siècles, l’image de notre continent a été fabriquée hors d’Afrique. Elle a été déformée, stéréotypée, instrumentalisée. Nous ne pouvons plus accepter que nos réussites soient invisibles ou que nos talents soient ignorés », a-t-il affirmé. Reconquérir ce narratif, selon lui, implique de valoriser l’histoire, les arts, les langues et la culture, et de maîtriser les espaces numériques et médiatiques.

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Le président a conclu sur un message d’unité et d’action collective : « Nous n’avons pas besoin d’être sauvés. Nous devons être écoutés et unis. Car l’Afrique unie comprend, l’Afrique unie inspire, l’Afrique unie bâtit. Ensemble, nous pouvons écrire une nouvelle page de notre histoire : une page de dignité, de souveraineté et de renaissance. »

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