
L’armée malienne a repris mardi 6 octobre le contrôle de Kidal, ville stratégique du nord du pays. Les combattants du Front de libération de l’Azawad (FLA) avaient annoncé leur retrait de la ville, évoquant un « repli stratégique ».
Kidal est de nouveau sous contrôle de l’armée malienne. Les forces gouvernementales, appuyées par les paramilitaires russes d’Africa Corps, sont entrées mardi dans cette ville considérée comme un bastion de la rébellion touareg.
La reprise s’est effectuée sans combats, selon les informations rapportées par l’AFP. Le FLA avait annoncé auparavant le retrait de ses forces, justifiant cette décision par la volonté de préserver ses hommes et ses capacités logistiques.
Le FLA annonce un « repli stratégique »
Le Front de libération de l’Azawad avait annoncé un « repli stratégique et maîtrisé » de ses forces. Le mouvement affirme avoir pris cette décision face aux opérations militaires lancées par l’armée malienne dans la région de Kidal.
De son côté, l’armée malienne avait annoncé le lancement d’« opérations aéroterrestres d’envergure » avec pour objectif de neutraliser les groupes armés présents dans la région et de rétablir la sécurité ainsi que la libre circulation des personnes et des biens.
Kidal largement vidée de ses habitants
L’entrée de l’armée dans Kidal n’a donc pas donné lieu à des affrontements. Un officier de l’état-major malien a indiqué que les forces étaient arrivées dans la ville plus tôt que prévu.
Selon plusieurs sources citées par l’AFP, Kidal est actuellement largement vidée de ses habitants.
Cette reprise intervient après plusieurs revers enregistrés par l’armée malienne. Le document fait notamment état de la mort d’une centaine de militaires lors d’une attaque jihadiste contre le camp de Dioura, le 10 septembre.
Une reprise dans un contexte sécuritaire tendu
La situation sécuritaire reste particulièrement tendue au Mali. Depuis 2012, le pays est confronté à des violences impliquant des groupes jihadistes, des mouvements armés touareg et d’autres groupes criminels.
La situation s’est encore dégradée depuis la fin avril 2026, avec des attaques coordonnées attribuées notamment au JNIM et au FLA. L’armée malienne, qui s’est rapprochée de la Russie depuis les coups d’État de 2020 et 2021, bénéficie notamment de l’appui d’Africa Corps dans ses opérations.
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