À quelques semaines du sommet Russie-Afrique prévu à Moscou, le président nigérien Abdourahamane Tiani appelle à accélérer la coopération bilatérale. Les deux pays entendent renforcer leurs partenariats dans des secteurs stratégiques, notamment l’énergie, les mines, l’agriculture et la formation.
Le rapprochement entre le Niger et la Russie franchit une nouvelle étape. Le président nigérien, Abdourahamane Tiani, a reçu, le 2 octobre 2026 à Niamey, une délégation russe conduite par le ministre de l’Énergie, Sergueï Tsivilev. Au cœur des échanges : l’accélération des projets de coopération entre les deux pays, à l’approche du prochain sommet Russie-Afrique.
Cette rencontre intervient au lendemain de la première réunion mixte intergouvernementale entre Niamey et Moscou, organisée dans la capitale nigérienne. Les deux parties ont passé en revue plusieurs domaines de partenariat, avec l’ambition de donner une nouvelle impulsion à leur coopération.
Selon l’Agence nigérienne de presse, les discussions ont notamment porté sur l’énergie, le pétrole, les mines, la santé, l’agriculture, l’environnement, l’éducation, la formation professionnelle, les transports et la communication.
Tiani fixe le cap avant le sommet de Moscou
À l’issue des travaux, Sergueï Tsivilev a présenté à Abdourahamane Tiani les conclusions de cette première réunion mixte. Le chef de l’État nigérien a, en retour, insisté sur la nécessité d’accélérer les travaux engagés entre les deux pays.
L’objectif est de faire avancer les différents dossiers de coopération avant le prochain sommet Russie-Afrique, annoncé les 28 et 29 octobre 2026 à Moscou. Cette échéance constitue une nouvelle occasion pour Niamey et Moscou de consolider leurs relations et de faire le point sur les engagements bilatéraux.
Le forum économique et humanitaire organisé en marge du sommet doit notamment aborder les investissements, l’énergie, les applications civiles du nucléaire, les systèmes de paiement et la sécurité alimentaire.
Énergie et mines au cœur du partenariat
À Niamey, les travaux de la réunion mixte ont été répartis entre quatre commissions sectorielles. Si l’énergie et les ressources minières occupent une place centrale dans le rapprochement entre les deux pays, les discussions témoignent également d’une volonté d’élargir les domaines de coopération.
L’agriculture, la santé, l’enseignement supérieur, les transports et la formation professionnelle figurent désormais parmi les secteurs concernés.
Cette diversification intervient dans un contexte de renforcement des relations entre le Niger et la Russie. Le sommet de Moscou devrait ainsi offrir aux deux gouvernements un nouveau cadre pour préciser leurs priorités et faire progresser les projets évoqués à Niamey.
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