Opération Pangea XVIII : Interpol frappe un vaste réseau de faux médicaments dans 90 pays, dont le Bénin

Interpol a annoncé, ce jeudi 7 mai, le démantèlement d’un important réseau international de trafic de faux médicaments à l’issue de l’opération « Pangea XVIII », menée du 10 au 23 mars 2026 dans 90 pays, dont le Bénin.
Cette vaste offensive coordonnée contre le commerce illicite de produits pharmaceutiques a permis la saisie de plus de 6 millions de doses de médicaments contrefaits ou non homologués, pour une valeur estimée à 15,5 millions de dollars américains, soit près de 8,6 milliards de francs CFA.
Selon le rapport d’Interpol, 269 personnes ont été arrêtées au cours de l’opération. Les autorités ont également démantelé 66 groupes criminels et ouvert 392 enquêtes appuyées par 158 mandats de perquisition.
Les médicaments contre les troubles de l’érection arrivent en tête des produits saisis avec 682 317 doses interceptées. Viennent ensuite les hypnotiques et sédatifs (620 949 doses) ainsi que les analgésiques (502 611 doses). Interpol alerte aussi sur la montée du trafic de produits liés à la performance physique, notamment des peptides synthétiques utilisés dans les milieux du culturisme et du fitness.
En Afrique, les saisies ont principalement porté sur des médicaments essentiels comme les antibiotiques, les antipaludiques et les antidouleurs. Souvent falsifiés, périmés ou mal conservés, ces produits sont écoulés sur les marchés informels où l’accès aux soins reste limité.
En Côte d’Ivoire, une tonne d’ibuprofène contrefait a été interceptée dans un véhicule. Au Cameroun, les autorités ont mis la main sur des milliers de flacons d’antipaludiques et d’antibiotiques falsifiés. Le Burkina Faso a enregistré la plus importante saisie du continent avec 430 360 doses, dont 384 000 gélules d’antibiotiques découvertes dans des véhicules de transport clandestin.
Le Bénin figure parmi les pays africains ayant participé à cette opération internationale aux côtés du Nigeria, du Ghana, du Sénégal, du Maroc, du Kenya, de la Tanzanie, du Rwanda et de l’Ouganda. Toutefois, Interpol n’a pas communiqué de données spécifiques concernant les saisies effectuées sur le territoire béninois.









