
L’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo a annoncé jeudi qu’il ne soutiendra aucun des quatre candidats validés par le Conseil constitutionnel pour l’élection présidentielle du 25 octobre 2025.
Dans une déclaration lue par sa porte-parole, Me Habiba Touré, Gbagbo a dénoncé un scrutin « non inclusif » et « anticonstitutionnel » et appelé à des actions pacifiques pour défendre la démocratie.
Le 8 septembre, le Conseil constitutionnel avait publié la liste définitive des candidats : cinq dossiers validés, dont ceux d’Alassane Ouattara, Ahoua Don Mello et Simone Ehivet Gbagbo, et cinquante-cinq rejetés, parmi lesquels Laurent Gbagbo, Tidjane Thiam et Pascal Affi N’Guessan.
Après consultation de plusieurs personnalités recalées, Gbagbo explique avoir envisagé deux options : soutenir un candidat en lice ou exiger des élections inclusives. La première option « n’a pas prospéré », juge-t-il, estimant que les candidats retenus ne représentent ni les grands partis ni la volonté populaire.
Pour l’ex-chef d’État, le véritable adversaire est le régime RHDP d’Alassane Ouattara, accusé de vouloir « s’éterniser au pouvoir » et de « contourner la Constitution ». Il dénonce une confiscation du droit des Ivoiriens à choisir librement leur président, soulignant le manque de transparence et de crédibilité du processus électoral.
Rappelant les violences postélectorales de 2010, Gbagbo met en garde contre « les dérives du pouvoir à vie » et exhorte à préserver la paix, à restaurer le respect de la Constitution et à garantir la souveraineté du peuple. Il appelle enfin les forces démocratiques à l’unité et à la mobilisation pacifique, affirmant que leur force réside dans la défense des droits du peuple ivoirien.









