
Plus de 500 personnes victimes de la traite des êtres humains au Togo vont bénéficier d’un accompagnement renforcé dans le cadre d’une initiative soutenue par la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et l’Organisation internationale pour les migrations (OIM).
Des kits alimentaires, non alimentaires et médicaux ont été remis le 2 octobre 2026 au Centre permanent d’Agoè-Logopé, à Lomé. La cérémonie a réuni des représentants du gouvernement togolais, de la Commission nationale de lutte contre la traite des personnes (CNLTP), de la CEDEAO et de l’OIM.
Des kits pour répondre aux besoins essentiels
Les lots remis aux victimes comprennent notamment des denrées alimentaires, des produits de première nécessité, des articles non alimentaires ainsi que des produits médicaux et des consommables de laboratoire.
Selon les partenaires, cette assistance vise à répondre aux besoins immédiats des victimes tout en renforçant les capacités des structures chargées de leur prise en charge.
« La protection des victimes de la traite des personnes demeure une priorité pour le Gouvernement togolais », a déclaré la ministre de l’Action sociale, de la Solidarité et de la Promotion de la Femme, Moni Sankaredja-Sinandja.
Une deuxième phase du projet
L’opération s’inscrit dans la deuxième phase du projet d’appui aux États membres de la CEDEAO pour l’assistance et la protection des victimes de la traite au Togo. Le programme est financé par la CEDEAO et mis en œuvre par l’OIM en appui à la CNLTP.
La première phase, déployée du 15 septembre 2024 au 15 juin 2025 dans douze pays d’Afrique de l’Ouest, avait permis d’apporter une assistance directe à 1 114 victimes, dont 591 adultes et 523 enfants.
Cette assistance avait notamment porté sur l’alimentation, les soins médicaux, les kits d’hygiène, le soutien psychosocial, la formation professionnelle, la scolarité, la recherche familiale et l’appui à des activités génératrices de revenus.
La réinsertion au cœur de l’accompagnement
Pour l’OIM, l’aide aux victimes ne doit pas se limiter à l’assistance d’urgence. L’objectif est également de favoriser leur réadaptation et leur réinsertion afin de réduire leur vulnérabilité face à de nouvelles formes d’exploitation.
« La lutte contre la traite des personnes ne s’arrête pas à l’identification des victimes », a souligné Etienne Banga, chef de bureau de l’OIM au Togo.
À travers cette nouvelle phase, les autorités togolaises, la CEDEAO et l’OIM entendent ainsi renforcer une prise en charge coordonnée et durable, en plaçant les droits et la dignité des victimes au centre de la lutte contre la traite des personnes.








