
Les experts au colloque international sur « la gestion des transitions politiques et le renforcement de la résilience face aux extrémismes – cas de l’Afrique de l’ouest » ont appelé , dimanche 6 mars à Lomé les Etats à renforcer « la stratégie de la gouvernance constitutionnelle et politique dans la perspective de la prévention du phénomène de l’extrémisme violent ». Cette recommandation faite par la réunion de Lomé vise à anticiper sur la menace terroriste dans les pays.
Aussi, les experts et scientifiques de la sous-région et d’ailleurs ont recommandé, entre autres, « de renforcer la stratégie de gouvernance économique et de développement dans les États » ; « de restructurer et de mettre en place des stratégies et des agendas au niveau des institutions internationales qui calquent avec les exigences politiques et économiques de la gouvernance de la transition politique ». Ils ont suggéré également d’ « insister sur la collaboration transfrontalière entre les États en proie aux extrémistes violents dans le cadre de la gestion des transitions politiques et qu’ « en cas d’extrémisme violent dans les transitions politiques, diversifier la collaboration avec tous les acteurs au niveau national et international ».
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Les conclusions des travaux mettent à juste titre outre le besoin de crédibiliser davantage nos institutions politiques, le rôle essentiel des leaders religieux et d’opinion, de la société civile et des autres composantes de la société notamment les jeunes et les femmes sur les grandes questions concernant la gestion de nos états, a indiqué Prof. Dussey. Il a salué « les recommandations pertinentes » visant la consolidation des États, la prise en compte des réalités endogènes et culturelles dans les processus de transition ainsi que la mise en place au sein des institutions décisionnelles, des centres d’intelligence et de réflexion stratégiques.
Avec Atop