Education

Togo : obligation pour les boursiers de revenir au pays

Les boursiers togolais envoyés à l’étranger avec l’aide de l’argent de l’État signeront désormais un engagement à revenir servir le pays à la fin de leur formation. La signature est nécessaire et conditionne l’effectivité de la bourse.

C’est un rappel du ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche. La signature de cette fiche par l’étudiant et son parent ou tuteur est nécessaire pour l’effectivité de la bourse. L’audit du fichier des boursiers togolais révèle qu’à la rentrée académique 2021-2022, près de 1 300 étudiants togolais étaient boursiers à l’étranger, dont 500 en Occident. Ils coûtaient à l’État togolais près de 4 milliards de francs CFA ; contre 16 milliards pour 100 000 étudiants restés au pays.

Sont bénéficiaires de ces bourses d’étude, les meilleurs élèves retenus au baccalauréat. Seulement, les boursiers envoyés dans des pays attractifs comme le Canada, les États-Unis et la Suisse ne rentrent pas au pays. Aucun retour ces huit dernières années et seulement 4% pour ceux partis étudier ailleurs en Europe.

Il faut renverser cette tendance, affirme le ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche, Majesté Ihou Watéba, l’État « n’a pas un programme d’expatriation », dit-il, mais un programme de formation de cadres destiné à revenir servir le pays. Ceux qui ne signeront pas cet engagement n’auront donc plus l’effectivité de leurs bourses d’études, il s’agit d’un engagement doublé de responsabilité dit-on au ministère de l’Enseignement supérieur.

Lire aussi-Mandela Washington 2021 : les boursiers togolais ont reçu leur certificat

Un fichier de suivi est mis en place, il suivra tous les boursiers, leur intégration et leur évolution. Ce fichier constituera la base de données en matière de ressources humaines disponibles pour le pays.

Avec RFI

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