FDSP: la protection de l’enfant au cœur des journées scientifiques de l’Université de Kara

La question de la protection de l’enfant en Afrique francophone était au centre des débats à Université de Kara. Les 28 et 29 avril 2026, la Faculté de droit et des sciences politiques (FDSP) a organisé la 2ᵉ édition de ses journées scientifiques à Kara.
Placées sous le thème « La protection de l’enfant dans les États d’Afrique noire francophone à l’aune des standards juridiques internationaux », ces assises ont mobilisé enseignants-chercheurs, étudiants, juristes, huissiers de justice et praticiens du droit. L’événement a été organisé en collaboration avec le Laboratoire de droit et de sciences politiques (LaDROSPO) et l’ONG CREUSET-Togo.
Une cinquantaine de communications sur les droits de l’enfant
Au total, près de cinquante communications étaient prévues, réparties en plusieurs ateliers. Les participants ont exploré des thématiques variées liées aux droits de l’enfant : filiation, conflits entre droit moderne, coutumier et religieux, ou encore place de l’enfant dans la famille et la société.
Les échanges ont également porté sur des sujets sensibles comme :
- la protection de l’enfant en cas de divorce ou de succession
- la situation des enfants nés hors mariage
- la procréation médicalement assistée
- l’autorité parentale et l’adoption
La justice pénale des mineurs, la vulnérabilité des enfants et les alternatives à l’emprisonnement ont aussi été au cœur des discussions, tout comme la lutte contre les abus tels que le travail forcé, l’exploitation ou les mariages précoces.
Des défis persistants face aux mutations sociales
Les participants ont mis en lumière plusieurs défis majeurs liés à la protection de l’enfant, notamment le rôle du juge et des services sociaux, les limites des politiques publiques, mais aussi l’impact du numérique, des crises sécuritaires et des migrations.
Le doyen de la FDSP, Alemawo Komlan, a rappelé que ces journées constituent un cadre de réflexion scientifique essentiel. « Parfois, l’enfant est traité comme un adulte […] mais le principe de l’intérêt supérieur de l’enfant n’est pas toujours respecté », a-t-il souligné.
Une mobilisation institutionnelle
La cérémonie d’ouverture a enregistré la présence de plusieurs autorités universitaires et locales, dont le vice-président de l’Université de Kara, Tchable Boussanlègue, ainsi que le premier adjoint au maire de Kozah 1, Tata Padabo Kèlem.
À travers cette initiative, l’Université de Kara entend contribuer à une meilleure prise en compte des droits de l’enfant face aux mutations sociales et aux nouveaux risques, notamment liés au numérique et aux enjeux sécuritaires.
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