
Colère sociale, crispation politique et défiance généralisée. Pour Brigitte Kafui Adjamagbo-Johnson, l’année 2025 au Togo marque une rupture profonde entre le pouvoir et le peuple. Dans un bilan sans concession, la députée de l’opposition dresse le portrait d’un pays sous tension permanente, où la contestation s’est imposée comme le principal mode d’expression citoyenne.
Une année sous haute tension
Selon l’élue, 2025 aura été rythmée par une succession de mouvements de protestation, révélateurs d’un malaise national persistant. Le ras-le-bol social, nourri par la cherté de la vie, le chômage et l’exclusion politique, aurait atteint un seuil critique.
Kafui Adjamagbo-Johnson estime que le pouvoir a sous-estimé l’ampleur de cette colère, préférant ignorer les signaux d’alerte venus de la rue et des organisations citoyennes.
Le choix de la force plutôt que de l’écoute
Dans son réquisitoire, l’opposante dénonce une gestion autoritaire de la contestation, marquée par des restrictions des libertés publiques et une présence sécuritaire accrue lors des mobilisations.
Pour elle, l’année 2025 restera celle d’un dialogue rompu, où les revendications populaires se sont heurtées à un mur d’indifférence. Une posture qui, selon elle, n’a fait qu’amplifier la défiance envers les institutions.
Un pouvoir contesté, une opposition sous pression
La parlementaire évoque également un durcissement du climat politique, avec une opposition contrainte d’évoluer dans un espace politique de plus en plus étroit. Elle alerte sur les risques d’une radicalisation du mécontentement si aucune réponse politique forte n’est apportée.
« La contestation n’est pas un accident, c’est une conséquence », martèle-t-elle, estimant que la stabilité ne peut être imposée par la contrainte.
Un avertissement pour l’avenir
À l’approche de 2026, Kafui Adjamagbo-Johnson lance un avertissement clair : sans réformes profondes, sans ouverture politique réelle et sans restauration de la confiance citoyenne, les tensions pourraient s’aggraver.
Son bilan trace les contours d’une année 2025 explosive, où la rue a parlé plus fort que les institutions, et où la contestation s’est imposée comme le symbole d’un pays en quête de changement.









