
La relance du dialogue politique au sein du Cadre permanent de concertation (CPC) se heurte au refus de quatre regroupements de l’opposition. Réunis autour du « Manifeste Génération Togo », ils dénoncent une initiative qu’ils jugent trompeuse et maintiennent leur exigence d’une transition politique suivie d’assises nationales inclusives.
Le dialogue politique reprend, mais l’opposition est loin de parler d’une seule voix. Au Togo, la relance des discussions au sein du Cadre permanent de concertation (CPC), portée par Gilbert Bawara, ministre des Relations avec le Parlement et les Institutions, suscite une nouvelle levée de boucliers. Quatre regroupements de l’opposition rejettent cette initiative et appellent leurs pairs à ne pas y prendre part.
Dans un communiqué, les membres du « Manifeste Génération Togo » dénoncent ce qu’ils considèrent comme une manœuvre politique destinée à sortir le pouvoir de l’impasse née de la réforme constitutionnelle. Pour eux, reprendre les discussions dans le cadre du CPC ne répond pas aux changements institutionnels qu’ils réclament.
La Dynamique Monseigneur Kpodzro (DMK), la Dynamique pour la majorité du peuple (DMP), Lumière pour le Développement dans la Paix (LDP) et le mouvement « Touche Pas À Ma Constitution » affichent ainsi leur opposition à la démarche relancée le vendredi 9 octobre 2026.
« Dialogue de dupes » : l’opposition met en garde ses pairs
Le ton est ferme. Les quatre regroupements qualifient l’initiative de « dialogue de dupes » et contestent sa légitimité. Ils mettent en garde les partis et responsables de l’opposition contre toute participation aux échanges, estimant qu’une telle démarche pourrait servir les intérêts du pouvoir plutôt que répondre aux revendications politiques en cours.
Selon eux, l’objectif serait notamment de rallier certains acteurs politiques afin de donner une meilleure image du pouvoir sur la scène internationale.
« Le peuple togolais ne s’associera pas à une manipulation qui le plongera davantage dans la souffrance et la misère », avertissent les signataires.
Face à cette initiative, ils défendent une autre voie : l’ouverture d’une transition politique, suivie d’assises nationales inclusives. Ces rencontres devraient, selon eux, permettre de repenser les institutions de la République et de répondre à la crise politique et institutionnelle.
Un mémorandum pour défendre la transition
Pour justifier leur position, les regroupements rappellent le mémorandum conjoint signé le 12 août 2026 avec des membres du Cadre national de concertation pour le changement (CNCC).
Ce document préconise une transition politique et des réformes institutionnelles présentées par ses auteurs comme nécessaires au rétablissement de l’ordre démocratique et de l’État de droit.
Les signataires affirment également avoir dénoncé, dès le 11 mars 2026, des man
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