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Aimer la page FacebookÀ l’occasion de la célébration en différé de la Journée internationale de sensibilisation aux morsures de serpents, observée chaque 19 septembre, le Programme national de lutte contre les maladies tropicales négligées (PNMTN) est monté au créneau à Lomé. Lors d’une conférence de presse tenue ce mercredi 23 septembre, le coordonnateur du programme, Dr Gnossike Piham, a délivré des consignes de santé publique cruciales pour sauver des vies.
Immobiliser la victime et évacuer d’urgence
Premier réflexe d’urgence en cas de morsure : le calme et l’immobilité. Le Dr Gnossike insiste sur le fait que l’effort physique accélère la diffusion du venin dans le sang. L’attitude à adopter consiste à immobiliser immédiatement le membre touché et à transférer la victime sans délai vers la formation sanitaire la plus proche.
Pour faciliter le travail des soignants, il est recommandé de retenir, si possible, les caractéristiques visuelles du reptile, sans chercher à le capturer ni à le tuer au risque de subir une seconde attaque. En matière de prévention, le port de bottes et de vêtements couvrants demeure vivement conseillé dans les zones à risque, particulièrement la nuit et durant la saison des pluies.
Garrot, incision et remèdes traditionnels : les fausses bonnes idées qui tuent
L’expert a formulé une mise en garde ferme contre plusieurs pratiques ancestrales ou reçues qui s’avèrent extrêmement dangereuses. La pose de garrot est formellement proscrite, car elle asphyxie les tissus musculaires, aggrave les lésions et peut conduire à l’amputation du membre.
De même, l’incision de la plaie ou la succion du venin doivent être évitées, ces gestes étant inefficaces pour extraire le venin. Le Dr Gnossike déconseille tout autant le recours aux remèdes traditionnels non éprouvés, dont le principal danger est d’enrayer et de retarder l’accès aux soins médicaux modernes.
Dans la prise en charge d’un envenimement, la rapidité d’action prime sur tout le reste. « Chaque heure perdue avant l’administration du Sérum antivenimeux (SAV) augmente le risque de décès ou de séquelles irréversibles », a averti le coordonnateur du PNMTN, appelant la population à adopter ces réflexes pour sauver des vies.









