Afrique

Kenya : 200 ans de prison pour le chef d’une secte meurtrière

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Le chef religieux autoproclamé Paul Mackenzie a été condamné à 200 ans de prison au Kenya pour son implication dans la mort de 191 personnes, dont 190 enfants. La décision a été rendue le vendredi 6 novembre 2026 par un tribunal de Mombasa, dans une affaire qui avait profondément marqué le pays.

Selon les éléments présentés devant la justice, Paul Mackenzie avait ordonné aux membres de sa secte de laisser mourir de faim leurs enfants afin qu’ils puissent, selon ses enseignements, « rencontrer Jésus ». Vingt-sept autres personnes ont également été reconnues coupables dans cette affaire.

Dans son jugement, la juge Diana Mochache a estimé que Mackenzie portait la responsabilité pénale principale des faits, en raison des instructions données à ses adeptes. Elle a justifié la lourdeur de la peine par la gravité des crimes et la nécessité d’envoyer un message contre de telles pratiques.

Les procureurs avaient initialement requis la peine de mort contre le principal accusé, invoquant notamment la gravité des faits et son absence présumée de remords. Ils avaient également demandé la réclusion à perpétuité pour ses coaccusés.

Plus de 400 corps découverts dans la forêt de Shakahola

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Cette affaire remonte à 2023, année de l’arrestation de Paul Mackenzie après la découverte de centaines de corps dans des fosses peu profondes de la forêt de Shakahola, près de la côte kényane.

Au total, plus de 400 corps ont été découverts dans cette zone, faisant de cette affaire l’une des plus graves tragédies liées à l’extrémisme religieux enregistrées au Kenya.

Le dossier a suscité une vive émotion dans le pays et attiré l’attention de la communauté internationale sur les dérives de certains mouvements religieux et les risques d’endoctrinement de leurs adeptes.

Pour les familles des victimes, le verdict constitue une étape judiciaire importante. Francis Wanje, qui a perdu huit membres de sa famille, dont deux petits-enfants, dans cette tragédie, espérait une sanction à la hauteur des souffrances endurées.

Cette condamnation relance également les interrogations sur les mécanismes de contrôle des mouvements religieux et la protection des personnes vulnérables face aux discours extrémistes.

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