
L’Association des écrivains du Togo (AET) a rendu hommage à cinq grandes figures de la littérature togolaise, le vendredi 6 novembre 2026, à l’Université de Lomé. La cérémonie a distingué deux écrivains de leur vivant, Me Joseph Kokou Koffigoh et Assiba Akakpo, et rendu un hommage posthume à Koffi Gomez, Rita Têlé Mensah-Amendah et Mathias Kokou Eli Aithnard.
Placée sous le thème « Mémoire, transmission et plume du Togo », cette initiative vise à célébrer les auteurs qui ont contribué au rayonnement de la littérature togolaise et africaine. Elle s’inscrit également dans une démarche de préservation de leur héritage littéraire et de transmission aux nouvelles générations.
Pour la présidente de l’AET, la professeure Germaine Kouméalo Anaté, cette reconnaissance constitue à la fois un devoir de mémoire envers les aînés et un acte de gratitude envers les écrivains encore en vie. Elle a insisté sur l’importance de faire connaître leurs œuvres aux jeunes, notamment aux étudiants fortement mobilisés pour cette rencontre.
La littérature, un héritage à transmettre
Au cours de la cérémonie, le professeur Litinmé Molley a développé une réflexion sur le rôle de la littérature dans la transmission de la mémoire collective. Il a présenté l’écrivain comme un témoin de son époque, un passeur de mémoire et un acteur de la construction de la conscience collective.
À travers leurs œuvres, les écrivains permettent aux générations successives de conserver les récits, de comprendre les évolutions de leur société et de transmettre les expériences humaines.
De son côté, Gnazou N’Dam, conseiller technique du ministre du Tourisme, de la Culture et des Arts, a salué une initiative qui participe à la valorisation du patrimoine littéraire national.
Il a appelé à renforcer la promotion du livre et de la lecture, la diffusion des œuvres togolaises ainsi que la conservation des archives et témoignages relatifs aux écrivains. Il a également réaffirmé l’engagement du ministère en faveur de la reconnaissance des créateurs, de la protection de leurs droits et de l’amélioration de leurs conditions de travail.
À l’issue de la cérémonie, les deux écrivains honorés de leur vivant et les représentants des trois auteurs disparus ont reçu chacun un trophée en reconnaissance de leur contribution à la littérature.
Des œuvres qui ont marqué la littérature togolaise
Les cinq auteurs distingués ont laissé un patrimoine littéraire riche et diversifié.
Me Joseph Kokou Koffigoh compte notamment à son actif L’Épopée des éléphants, Les Trompettes de Jéricho, Libations, Couronne de lauriers et Regards sur le Togo. Assiba Akakpo est notamment l’auteure de Cris de Hoingny.
Koffi Gomez a signé plusieurs ouvrages, parmi lesquels Opération marigot, Doguicimi ou la femme qui défia le roi, le prince et la mort, Le Guide providentiel : De la République à l’Empire, L’intermède du neveu de l’empereur, Gaglo ou l’Argent cette peste et La Toupie rouge.
Rita Têlé Mensah-Amendah est connue pour ses publications Mosaïques africaines : chroniques féminines, Fleur vive et Faits divers et d’espoir. Quant à Mathias Kokou Eli Aithnard, son héritage comprend notamment Aspects de la politique culturelle au Togo, Govina, le chant de la veine sacrée et Un Bigame en noir et blanc.
Un hommage en prélude à la Journée de l’écrivain africain
Cette célébration a été organisée en prélude à la Journée internationale de l’écrivain africain, célébrée chaque 7 novembre. Pour l’édition 2026, le thème retenu est « La quête de l’humanité ».
Cette journée met en avant la contribution des écrivains africains à la promotion de la paix, du dialogue et du rapprochement entre les peuples.
À travers cet hommage, l’Association des écrivains du Togo entend rappeler que la mémoire littéraire constitue un patrimoine à préserver et à transmettre. Une manière de maintenir vivantes les







