
L’Union des chefs cuisiniers du Togo (UCCT) veut changer le contenu des assiettes dans les hôtels et restaurants du pays. Son président, Kpessou Amah, appelle les professionnels à privilégier les produits locaux, avec un objectif de 80 % d’ingrédients issus du terroir. Une initiative qui vise à soutenir les producteurs togolais et à faire de la gastronomie un moteur de l’économie nationale.
Les produits togolais doivent occuper une place plus importante dans les cuisines des hôtels et restaurants. C’est le message lancé le 20 octobre 2026 à Lomé par l’Union des chefs cuisiniers du Togo, à l’occasion de la quatrième édition de la Journée internationale des chefs cuisiniers.
À travers cet appel, l’organisation invite les professionnels de la restauration à revoir leurs habitudes d’approvisionnement et à miser davantage sur les productions nationales. L’objectif annoncé est de porter à 80 % la part des produits locaux utilisés dans les préparations culinaires.
Pour Kpessou Amah, président de l’UCCT, la valorisation des produits du terroir ne relève pas uniquement d’un choix gastronomique. Elle représente aussi une opportunité de soutenir les agriculteurs, les pêcheurs et les acteurs de la transformation alimentaire.
Riz, poisson, igname : les produits togolais à l’honneur
Le riz, le manioc, les légumes, le poisson, l’ananas et l’igname figurent parmi les produits que les chefs sont encouragés à intégrer davantage dans leurs menus.
L’enjeu est de faire découvrir ces produits sous différentes formes, en misant sur la créativité des cuisiniers et la diversité des recettes. Les hôtels et restaurants peuvent ainsi contribuer à renforcer la visibilité des productions locales auprès de leurs clients.
« Consommer local, ce n’est pas un acte de pitié. C’est un acte de puissance », a déclaré Kpessou Amah.
Pour l’UCCT, une plus grande utilisation des produits togolais peut favoriser les échanges entre les établissements de restauration et les producteurs nationaux. Cette dynamique est également susceptible de soutenir les activités de transformation et de contribuer à la création d’emplois tout au long de la chaîne alimentaire.
L’UCCT veut faire de la gastronomie un levier économique
Au-delà des cuisines, l’appel de l’Union des chefs cuisiniers du Togo met en avant la place que peut occuper la gastronomie dans la promotion de l’économie nationale.
En encourageant les professionnels à s’approvisionner auprès des producteurs locaux, l’organisation entend favoriser une meilleure valorisation des ressources disponibles dans les différentes régions du pays.
Kpessou Amah invite notamment les cuisiniers à se rapprocher des producteurs, à découvrir les spécialités régionales et à s’inspirer des recettes traditionnelles pour renouveler leurs créations.
Cette démarche suppose également de mettre en valeur les saveurs togolaises à travers des plats capables de répondre aux attentes des consommateurs, tout en donnant davantage de visibilité au savoir-faire local.
« Terre, passion, assiette » au cœur de la célébration
La quatrième édition de la Journée internationale des chefs cuisiniers est placée au niveau international sous le thème « Explorateurs culinaires ». Au Togo, elle se déroule autour du thème « Terre, passion, assiette ».
Ces deux thèmes soulignent les liens entre la production agricole, le travail des cuisiniers et la consommation. La terre symbolise les ressources et le travail des producteurs, la passion renvoie à la créativité des professionnels, tandis que l’assiette représente le partage et la valorisation des produits.
L’UCCT entend également mobiliser les jeunes autour des métiers de la cuisine. Kpessou Amah les encourage à s’intéresser à l’origine des aliments, à découvrir les produits du terroir et à apprendre les techniques culinaires nécessaires à leur transformation.
L’organisation se dit disposée à accompagner les établissements de restauration dans cette démarche de promotion des produits locaux.
« Mangeons togolais, buvons togolais et le Togo grandira », a conclu le président de l’UCCT, invitant les cuisiniers à devenir des ambassadeurs de la production nationale.
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