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Radio Pyramide : 5 journalistes togolais licenciés

Cinq journalistes de Radio Pyramide FM ont été licenciés pour faute grave par la direction du Groupe Média Pyramide. Les faits se sont déroulés au début du mois de janvier 2026 à Lomé.

Les journalistes concernés sont Richard Aziague, David Cudjoe Amekudzi, David Assimadi, Marius Attor et Jean-Jacques Snoby Attikpo. Ils contestent les motifs avancés par leur employeur et affirment avoir été sanctionnés pour une grève qui, selon eux, n’a jamais été observée.

Selon les éléments disponibles, le différend remonte au 15 décembre 2025. À cette date, les journalistes avaient adressé un courrier à la direction pour dénoncer plusieurs difficultés liées à leurs conditions de travail. Parmi les points soulevés figurent la suppression du crédit de communication, l’insuffisance du matériel professionnel, l’absence de déclaration à la Caisse nationale de sécurité sociale, le défaut d’assurance maladie et le non-respect des congés.

Un préavis de grève avait alors été déposé. Toutefois, les travailleurs indiquent avoir suspendu la procédure dans l’attente d’une concertation avec la direction, excluant toute interruption effective du travail.

Une rencontre a par la suite eu lieu entre les deux parties. D’après les journalistes, les échanges n’auraient pas porté sur le fond des revendications, mais principalement sur la forme des courriers adressés à l’employeur.

Le 7 janvier 2026, les journalistes ont adressé une correspondance de remerciement à la direction à l’issue de cette rencontre. Le lendemain, ils ont reçu une notification de licenciement immédiat.

Dans sa décision, la direction du Groupe Média Pyramide reproche aux journalistes une action revendicative irrégulière, le non-respect des dispositions de l’article 324 du Code du travail togolais relatives au droit de grève, ainsi qu’un manquement à l’obligation de loyauté envers l’employeur.

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Les journalistes licenciés rejettent ces accusations et annoncent envisager des recours auprès des services compétents, notamment l’inspection du travail.

Cette affaire relance le débat sur les conditions de travail dans les médias privés et la gestion des conflits sociaux dans le secteur de la presse au Togo.

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