
L’exécutif togolais intensifie sa traque contre la fraude au sein de l’administration. Réuni en conseil des ministres ce mardi à Lomé, le gouvernement a dressé un bilan sans concession de l’opération d’assainissement : au total, 132 fonctionnaires ont été sanctionnés pour manquement à l’éthique, dont 78 purement et simplement licenciés.
Le couperet est tombé pour plus d’une centaine d’agents publics. Entre 2025 et 2026, 132 fonctionnaires ont fait l’objet de sanctions disciplinaires pour des faits de fraude, de complicité ou d’usage de faux diplômes au sein de l’appareil d’État. Parmi eux, 78 ont été révoqués de leurs fonctions.
Les investigations menées révèlent que le phénomène touche toutes les catégories du service public : la liste des agents sanctionnés va de jeunes recrues à des fonctionnaires chevronnés cumulant plus de 20 ans d’ancienneté dans les ministères.
Tolérance zéro pour la moralisation de l’État
Cette vaste opération de salubrité administrative s’inscrit pleinement dans la politique de moralisation de la vie publique et de promotion de la bonne gouvernance prônée par l’exécutif.
En nettoyant les rangs de la fonction publique, le gouvernement entend restaurer la culture du mérite, garantir la crédibilité des diplômes et envoyer un signal dissuasif ferme pour assurer une gestion exemplaire de l’administration togolaise.









