
La Commission nationale des droits de l’Homme (CNDH) a formé, les 6 et 7 octobre 2026 à Sokodé, des responsables de lieux non conventionnels de privation de liberté. L’objectif est de prévenir la torture et les traitements inhumains ou dégradants dans les couvents, les centres de prière et les orphelinats.
La protection des personnes privées de liberté était au cœur d’un atelier organisé par la CNDH, les 6 et 7 octobre à Sokodé, dans la région Centrale. Des responsables de structures accueillant des personnes dans différentes régions du Togo ont pris part à cette formation consacrée à la prévention de la torture et des mauvais traitements.
Cette initiative s’inscrit dans le cadre de la troisième phase du projet de consolidation du cadre de prévention de la torture et du mécanisme national de prévention au Togo. Le projet bénéficie de l’appui financier du Fonds du Protocole facultatif à la Convention contre la torture (OPCAT).
Les responsables appelés à respecter la dignité humaine
Les travaux ont permis de renforcer les connaissances des participants sur les droits des personnes placées sous leur responsabilité. Ils ont également favorisé les échanges entre la CNDH et les responsables des structures concernées, avec pour objectif d’identifier des mesures concrètes pour améliorer les conditions de prise en charge.
Le deuxième vice-président de la CNDH, Kodjo Gnambi Garba, a insisté sur le respect des droits fondamentaux et de la dignité de chaque personne, indépendamment de son état de santé physique ou mentale. Il a appelé les responsables à proscrire toute pratique contraire aux droits humains.
Il a également annoncé des visites annuelles dans ces structures afin de maintenir le dialogue avec leurs responsables et de formuler des recommandations pour améliorer les pratiques.
Des engagements pour améliorer les pratiques
Présent à la rencontre, le préfet de Tchaoudjo, qui assure les fonctions de gouverneur de la région, Tchimbiandja Yendoukoa Douti, a salué l’initiative de la CNDH. Il a rappelé la responsabilité des institutions et des acteurs concernés dans la promotion et la protection des droits fondamentaux.
« La protection des droits humains est une œuvre permanente qui exige l’engagement et la vigilance de tous », a-t-il souligné, estimant que la dignité humaine doit rester au centre de toute action administrative, sociale, sanitaire, sécuritaire ou judiciaire.
À l’issue de la formation, les participants se sont engagés à appliquer les connaissances acquises dans leurs structures et à les partager avec leurs collègues, notamment dans les couvents, les centres de prière et les orphelinats.
La CNDH a également effectué des visites dans certains centres au terme des travaux, dans le cadre de ses actions de prévention et de suivi des conditions de prise en charge.
lire aussi-Enseignement supérieur au Togo : les priorités de 2026-2027 après le bilan de l’année académique








