Afrique

Sénégal : Les députés Pastef prêts à valider la déclaration de patrimoine à la majorité des 3/5ème

 La question de la redevabilité et de la transparence au sommet de l’État franchit une nouvelle étape au Parlement sénégalais. Le ministre de la Justice, Me Moussa Sarr, a porté un amendement majeur visant à soumettre les plus hautes autorités du pays à l’obligation stricte de déclaration et de publication de leur patrimoine.

Concrètement, cette proposition de texte révisée s’adresse directement aux trois plus grands personnages du pouvoir exécutif et législatif : le Président de la République, le Premier ministre ainsi que le Président de l’Assemblée nationale. Tous devront désormais rendre publique la totalité de leurs biens à l’entrée comme à la cessation définitive de leurs fonctions.

L’aval sans réserve du groupe Pastef

Face à ce projet, la réaction des parlementaires du parti au pouvoir ne s’est pas fait attendre. Le député Amadou Ba, figure éminente de Pastef, a promptement réagi sur ses canaux officiels pour saluer une avancée démocratique majeure. Selon lui, « aucune excuse n’est recevable » quand il s’agit d’instaurer une clarté totale sur les avoirs de ceux qui dirigent le pays.

L’élu a affirmé sans détours que les députés de la majorité Pastef se tiennent pleinement disposés à voter ce texte en séance plénière à la majorité qualifiée des 3/5ème, nécessaire pour entériner la révision constitutionnelle.

Référendum à 10 milliards : Un coût jugé superflu

Pour justifier la voie parlementaire directe, le parlementaire rejette fermement l’éventualité d’une consultation populaire par référendum, estimant que les deniers publics doivent être préservés.

Selon ses calculs, un scrutin national engendrerait une dépense estimée à 10 milliards de F CFA pour aboutir exactement au même résultat que le vote des représentants du peuple à l’Assemblée. Amadou Ba exhorte ainsi l’appareil d’État à écarter toute manœuvre d’obstruction — qu’il s’agisse de procédures de vote bloqué ou de saisines dilatoires du Conseil constitutionnel.

Pour le groupe parlementaire, l’urgence est à la promulgation immédiate de la loi dès son adoption par les députés, afin de clore définitivement le débat et d’inscrire la transparence au cœur de la gouvernance publique.

Lire aussi-Campus42, Data Lab et hubs tech au Togo : Comment se former gratuitement aux métiers du digital en 2026 ?

Articles similaires

Bouton retour en haut de la page