
L’écrivain et politologue Hamidou Anne est sorti du silence pour adresser une mise au point musclée à l’endroit de Mary Teuw Niane. Réagissant vivement aux récentes attaques virulentes lancées par l’ancien ministre contre le président de l’Assemblée nationale, l’analyste politique a tenu à rappeler les devoirs de réserve et de dignité qui incombent aux hauts serviteurs de la République.
Par la Rédaction
Une remise à l’ordre sans concession. Pour Hamidou Anne, la fonction de directeur de cabinet exige une discipline de fer et un sens élevé de la puissance publique, jugés strictement incompatibles avec le déballage médiatique et les dérives verbales sur les réseaux sociaux.
« Tenue et retenue » face à la banalisation du désordre
Qualifiant d’irresponsables les parallèles historiques dressés par l’ancien ministre, le politologue met en garde contre l’érosion du respect dû aux institutions républicaines. Il a également tiré à boulets rouges sur le double jeu de certains acteurs politiques qui, après avoir soutenu et servi le pouvoir pendant de longues années, se livrent aujourd’hui à une surenchère critique motivée par de purs calculs partisans.
« Un directeur de cabinet ne s’épanche ni dans la presse ni sur les réseaux sociaux. Un directeur de cabinet ne compare pas le président (usurpateur) de l’Assemblée nationale à Hitler, Mussolini ou Pol Pot. L’exercice de l’État impose tenue et retenue », a martelé Hamidou Anne dans une publication incisive.
Une charge contre le « calcul politicien »
Poursuivant son réquisitoire, l’écrivain alerte sur les risques d’une telle posture pour l’équilibre de la Nation : « Il s’agit de rompre avec ces pratiques qui affaiblissent l’État, dévitalisent la République et banalisent le désordre dans les institutions. »
Puis de porter l’estocade finale contre ce qu’il qualifie de posture opportuniste : « L’imposteur, le vrai, c’est celui qui a validé l’imposteur des années durant, avant de le vouer désormais aux gémonies au nom des privilèges politiciens. » Un pavé dans la mare qui ne manquera pas de faire réagir dans le landerneau politique.
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