Société

Journalistes français arrêtés au Togo : La HARC brise le silence

L’interpellation des deux journalistes-réalisateurs français, Gaël Mocaër et Sébastien Perez Pezzani, dans la région septentrionale du Togo, continue de susciter de vives réactions au sein de la classe médiatique et sur les réseaux sociaux. Face à la multiplication des spéculations, la Haute Autorité de Régulation de la Communication écrite, audiovisuelle et numérique (HARC) est sortie de sa réserve pour apporter des éclaircissements majeurs.

Aucune demande d’accréditation enregistrée

Dans une note officielle rendue publique, l’instance de régulation précise n’avoir reçu aucune demande d’accréditation concernant les deux ressortissants français, que ce soit de la part du groupe France Télévisions ou directement des deux professionnels.

La HARC rappelle à ce titre les exigences du cadre juridique national :

« Selon l’article 20 du Code de la presse et de la communication, outre la détention d’une carte professionnelle de presse, les correspondants de presse et les envoyés spéciaux des organes de presse étrangers sont tenus de solliciter et d’obtenir une accréditation auprès de la HARC. Celle-ci en transmet copie aux ministères chargés de la Communication et de la Sécurité. »

L’autorité de régulation indique qu’aucune démarche préalable n’a été effectuée concernant l’arrivée de Gaël Mocaër et Sébastien Perez Pezzani sur le territoire national. Par conséquent, la HARC affirme ignorer leur statut professionnel exact au moment de leur entrée, ainsi que l’objet de leurs activités dans la zone nord du pays.

Appel à la retenue et confiance en la justice

Face aux commentaires contradictoires entourant ce dossier, la HARC invite l’ensemble des journalistes, professionnels des médias et créateurs de contenus à faire preuve de rigueur et de responsabilité dans le traitement de l’information.

L’organe de régulation insiste sur la nécessité de laisser la justice togolaise conduire les procédures en toute indépendance :

La HARC conclut son communiqué en rappelant aux acteurs des médias leur obligation de se conformer aux lois et règlements encadrant la communication et l’information en République togolaise.

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