Délimitation de la frontière maritime : le Togo réagit au recours du Ghana à l’arbitrage international

Le gouvernement togolais est sorti de sa réserve après l’annonce du Ghana de saisir une juridiction arbitrale internationale dans le cadre du différend maritime opposant les deux pays. Une décision qui relance les tensions autour de la délimitation de la frontière maritime entre Lomé et Accra.
Lomé prend acte de la décision d’Accra
Dans un communiqué officiel, les autorités togolaises indiquent avoir reçu notification du recours du Ghana à l’arbitrage international, conformément aux dispositions de la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer.
Le Togo affirme prendre acte de cette démarche tout en rappelant son attachement au règlement pacifique des différends, dans le respect du droit international et des principes de bon voisinage.
Un différend maritime aux enjeux stratégiques
Au cœur du contentieux : la délimitation d’une zone maritime jugée stratégique dans le golfe de Guinée. Cette portion d’espace maritime suscite un intérêt particulier en raison de son potentiel en ressources pétrolières et gazières.
Depuis plusieurs années, des discussions bilatérales avaient été engagées entre Lomé et Accra afin de parvenir à une solution concertée. Malgré certaines avancées techniques, aucun accord définitif n’a été trouvé à ce jour.
Le Togo privilégie une solution équitable
Les autorités togolaises estiment que le dialogue et les mécanismes juridictionnels reconnus par le droit international restent les voies appropriées pour résoudre ce différend maritime avec le Ghana.
Tout en réaffirmant sa volonté de coopération régionale, le Togo indique qu’il prendra toutes les dispositions nécessaires pour défendre ses droits et ses intérêts souverains dans cette affaire.
Un dossier suivi de près en Afrique de l’Ouest
Ce nouveau développement intervient dans un contexte où la stabilité maritime et la coopération régionale demeurent des enjeux majeurs en Afrique de l’Ouest. Le différend maritime entre le Togo et le Ghana pourrait ainsi connaître une nouvelle phase décisive devant les instances internationales.









