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Bénin : Gracié par le président Wadagni, l’opposant Julien Kandé Kansou recouvre la liberté

  

Coup de théâtre et soulagement dans le paysage politique béninois. Le militant d’opposition Julien Kandé Kansou, membre de la cellule de communication du parti Les Démocrates, a recouvré la liberté ce samedi 1er août 2026. Cette remise en liberté survient à la suite d’une grâce présidentielle accordée par le chef de l’État, Romuald Wadagni, dans le cadre des célébrations du 66ᵉ anniversaire de l’indépendance du Bénin.

Arrestation et poursuites devant la CRIET

Âgé de 34 ans, cet écrivain, poète et étudiant avait été arrêté le 5 juin 2025 à son domicile d’Akassato (Abomey-Calavi). Il lui était reproché plusieurs publications sur les réseaux sociaux jugées trop virulentes à l’encontre du pouvoir, notamment un post évoquant une « révolution électorale » en vue des échéances de 2026.

Poursuivi par la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) pour harcèlement par système électronique et incitation à la rébellion, il aura passé plus d’un an en détention provisoire.

Le 28 avril 2026, la juridiction spéciale l’avait finalement condamné à :

  • 24 mois de prison ferme,

  • 10 millions de FCFA d’amende.

Sa défense a toujours soutenu qu’il s’agissait d’un simple appel pacifique à la participation citoyenne et non d’une démarche insurrectionnelle.

Une mesure de clémence dans un climat politique sous tension

Si la grâce de Julien Kandé Kansou s’inscrit dans le cadre traditionnel des mesures de clémence du 1er août bénéficiant à plusieurs détenus à travers le pays, son symbole reste fort.

Son arrestation avait suscité de vives réactions au sein de l’opposition — Les Démocrates dénonçant une détention arbitraire et la Nouvelle Force Nationale une interpellation disproportionnée — tout en attirant l’attention d’organisations de défense des droits humains comme Amnesty International.

À l’approche d’échéances électorales cruciales au Bénin, cette remise en liberté risque d’alimenter une nouvelle fois le débat national sur la liberté d’expression et le traitement réservé aux voix critiques du pouvoir.

Lire aussi-Bénin : Discours de Romuald Wadagni, entre devoir de mémoire et appel à l’unité nationale

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