Afrique

Tension numérique au Sénégal : PASTEF recadre le ministre des Transports sur la propriété de son site web

Au Sénégal, la bataille autour du patrimoine numérique de PASTEF-Les Patriotes s’intensifie. À travers une mise au point musclée, la formation politique au pouvoir s’en prend directement aux déclarations du ministre des Transports, Abdoulahad Ndiaye, qualifiant ses propos concernant le site web du parti de « pure fabulation » et de déclarations « fantaisistes et mensongères ».

Propriété du nom de domaine et sécurité du système

Au cœur de cette vive polémique, la gestion des outils de communication du parti :

  • Un nom de domaine contesté : PASTEF réaffirme de manière catégorique que le nom de domaine pastef.org constitue sa « propriété exclusive et inaliénable » et qu’il demeure sous le contrôle direct et souverain de ses instances officielles habilitées.

  • Aucun contrôle sur la plateforme d’adhésion : Le parti dément formellement toute implication du ministre des Transports dans le développement ou la gestion de la plateforme de vente des cartes de membres, soulignant qu’Abdoulahad Ndiaye ne dispose « d’aucun accès, ni d’aucun levier » sur le système.

  • Poursuite des adhésions : Les dirigeants souhaitent rassurer militants et sympathisants en précisant que les opérations d’adhésion se poursuivent normalement et « en toute sécurité ».

Une charge politique virulente

Dénonçant une stratégie de manipulation alimentée par une supposée « peur de la vague Pastef », la direction du parti n’a pas mâché ses mots à l’endroit du ministre. L’invitant à mettre à exécution ses menaces ou à « se taire à jamais », la formation politique estime qu’un membre du gouvernement devrait se concentrer sur ses charges républicaines plutôt que d’écumer les plateaux médias.

Le parti annonce d’ores et déjà qu’il apportera un démenti détaillé et documenté lors de son émission Màj, dans le cadre d’une séquence spécialement consacrée au fact-checking.

Lire aussi-Accord FMI-Sénégal : Pastef alerte contre les pièges d’une simple restructuration de la dette

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