
Nouveau tournant dans les relations entre Washington et les pays de la Confédération de l’Alliance des États du Sahel (AES). En visite au Mali, le secrétaire d’État adjoint américain aux Affaires africaines, Frank Garcia, a officiellement apporté le soutien des États-Unis à la décision de Bamako de quitter la Cour pénale internationale (CPI).
Au cours d’une audience accordée par le ministre malien des Affaires étrangères, Abdoulaye Diop, le diplomate américain a salué une démarche souveraine, emboîtant le pas aux positions récemment exprimées auprès des autorités du Burkina Faso et du Niger.
Washington dénonce une « justice sélective »
Loin de condamner le choix des pays sahéliens, les États-Unis partagent ouvertement les critiques formulées par Bamako, Ouagadougou et Niamey à l’encontre de la juridiction de La Haye.
Selon la diplomatie américaine, les États-Unis respectent la décision de chaque État de se retirer d’une Cour désormais perçue comme « entachée par une justice sélective et des procédures judiciaires instrumentalisées ».
Ce positionnement de Washington marque une rupture et renforce la légitimité des pays de l’AES dans leur bras de fer avec les institutions judiciaires internationales.
Vers un renforcement du partenariat sécuritaire au Sahel
Malgré les turbulences politiques dans la sous-région, l’axe Washington-Sahel semble vouloir maintenir le cap sur les dossiers stratégiques.
Les États-Unis ont réaffirmé leur volonté de poursuivre et d’intensifier leur coordination avec le Mali, le Burkina Faso et le Niger. Cette coopération future se concentrera prioritairement sur les défis liés à la sécurité régionale, à la lutte contre le terrorisme et à d’autres priorités d’intérêt commun.








