Endettement public : le gouvernement sénégalais lance son plan de traitement pour éviter l’impasse

Face au niveau élevé de la dette publique, le gouvernement réagit. Réuni en point de presse ce mardi 1er septembre 2026, le ministre de l’Économie, des Finances et du Plan, Cheikh Diba, a dévoilé le Plan de traitement de la dette du Sénégal (PTDS). Un dispositif stratégique conçu pour restaurer la viabilité des finances publiques et relancer la croissance.
Pour répondre aux contraintes budgétaires croissantes et préserver la trajectoire économique du pays, l’exécutif prend les devants. Le Plan de traitement de la dette du Sénégal (PTDS) s’impose comme le levier central de la stratégie gouvernementale visant à réduire la pression exercée par le service de la dette sur les caisses de l’État.
Redonner de la marge de manœuvre au budget national
Lors de son intervention face à la presse, Cheikh Diba a précisé le sens de cette initiative : « Le traitement de la dette n’est pas une fin en soi. Il constitue un moyen de réduire progressivement la pression exercée sur le budget, de restaurer les marges de manœuvre de l’État et de préserver notre capacité à financer les priorités nationales. »
Conçu pour éviter toute crise de liquidité, le PTDS se présente comme une réponse globale. Il vise à relancer l’offre de capitaux, à attirer l’investissement direct étranger (IDE) et à mobiliser de nouveau les partenaires techniques et financiers pour soutenir le développement du pays.
Apurement des créances et relance de l’investissement privé
L’un des axes prioritaires du plan repose sur l’apurement accéléré de la dette intérieure due aux entreprises privées. En réglant les arriérés de paiement des fournisseurs de l’État, le gouvernement entend injecter des liquidités fraîches dans le tissu économique local, sécuriser les trésoreries des PME et soutenir la création d’emplois.
En parallèle du PTDS, le ministère de l’Économie accélère les réformes structurelles pour stimuler le secteur privé :
Mise en œuvre du Code des investissements adopté en février 2026 et révision de la loi sur les partenariats public-privé (PPP).
Parachèvement des réformes fiscales et douanières via l’actualisation du Code général des impôts et du Code des douanes.
Amélioration de l’accès aux financements et au foncier, couplée au renforcement de la microfinance et à la digitalisation des services économiques.
Une démarche concertée avec les partenaires
Le gouvernement promet un déploiement transparent et responsable de ce plan, mené en étroite concertation avec les bailleurs de fonds et partenaires internationaux. Une réunion d’information est prévue dans les prochaines semaines pour détailler le cadrage macroéconomique et le calendrier d’exécution du PTDS.
Pour Cheikh Diba, l’objectif final reste avant tout social : « L’accord technique et les réformes qui l’accompagnent ne sauraient être appréciés uniquement à travers des indicateurs budgétaires ou financiers. Leur réussite se mesurera d’abord à leurs effets sur les conditions de vie des Sénégalais. »
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