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Niger : des dizaines d’arrestations après la mutinerie à la base 101 de Niamey

La situation est revenue progressivement au calme à Niamey après une mutinerie survenue dans la nuit du 28 au 29 août 2026 à la base aérienne 101. Plusieurs dizaines de militaires ont été arrêtés, alors que les autorités affirment avoir repris le contrôle du site. Aucun bilan officiel détaillé des victimes n’a encore été communiqué.

Des tirs ont éclaté dans la nuit autour de la base 101, située dans le complexe de l’aéroport international Diori Hamani de Niamey. Les affrontements ont également touché les environs du palais présidentiel, deux zones particulièrement sensibles de la capitale.

Selon les informations communiquées par les autorités, des soldats auraient tenté de séquestrer certains de leurs camarades avant que la situation ne dégénère et que des échanges de tirs éclatent.

Plusieurs militaires arrêtés

Au lendemain des affrontements, les autorités nigériennes ont annoncé avoir repris le contrôle de la base aérienne.

La télévision publique RTN a diffusé des images de militaires arrêtés et évoqué plusieurs dizaines de soldats tués ou interpellés. Toutefois, le ministère de la Défense n’avait pas encore publié, dimanche 30 août, de bilan officiel détaillé permettant de confirmer le nombre de victimes.

Dans un premier communiqué, le ministère a présenté les événements comme un mouvement de soldats en rupture avec le règlement militaire. Les autorités n’ont pas encore rendu publics l’identité complète des personnes considérées comme les meneurs ni leurs motivations précises.

La télévision d’État interrompue

Les affrontements avaient également perturbé les activités de la télévision publique. Le signal de la chaîne avait été brièvement interrompu pendant les combats avant la reprise des émissions.

Dans la matinée du 30 août, les autorités ont assuré que la situation était sous contrôle et appelé les habitants de Niamey à reprendre normalement leurs activités.

Une base militaire stratégique

La base 101 occupe une position stratégique dans le dispositif sécuritaire de la capitale nigérienne. Elle est intégrée au complexe de l’aéroport international Diori Hamani.

Le site avait déjà été ciblé à deux reprises en 2026 dans des attaques attribuées à des groupes jihadistes. La nouvelle crise intervient donc dans un contexte sécuritaire particulièrement sensible pour le régime dirigé par le général Abdourahamane Tiani.

Malgré les affrontements, l’Agence nationale de l’aviation civile a indiqué, le 30 août, que les activités à l’aéroport international de Niamey se poursuivaient normalement.

Pour l’heure, les autorités nigériennes n’ont pas communiqué de bilan définitif sur les pertes humaines ni sur l’ensemble des militaires interpellés.

 

Lire aussi-Niger : échanges de tirs à Niamey, la télévision publique hors antenne

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