Economie

Soja togolais : une production de 287 000 tonnes enregistrée en 2025

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Le Conseil interprofessionnel de la filière soja (CIFS) a organisé, jeudi 5 novembre 2026 à Lomé, des journées portes ouvertes consacrées à la promotion du soja togolais. Cette rencontre, tenue à quelques jours du lancement officiel de la campagne de commercialisation, a permis de mettre en lumière les performances du secteur et les perspectives de développement de la filière.

L’initiative vise notamment à renforcer la visibilité du soja togolais, promouvoir ses produits dérivés, attirer de nouveaux investisseurs et favoriser les partenariats entre les différents acteurs. Elle constitue également une occasion de présenter les opportunités du secteur et de vulgariser les outils numériques auprès des professionnels.

Les échanges ont été organisés autour de deux panels. Le premier a porté sur le thème « Soja biologique et chaîne de valeur durable », tandis que le second a abordé les enjeux liés à la productivité, au financement, à l’exportation et à la transformation locale.

Une production en forte progression

Prenant part à la rencontre au nom du ministre chargé de l’Agriculture, Ganda Sourma Bakéglihaga a indiqué que la production nationale de soja est passée de 150 000 tonnes à 287 000 tonnes en 2025.

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Selon lui, cette filière fait vivre près de 80 000 ménages et contribue à la sécurité alimentaire, à la création d’emplois et à l’amélioration des revenus des populations rurales. Il a salué les efforts des producteurs, transformateurs, commerçants, administrations publiques et universités qui participent à cette progression.

Le représentant du ministre a également rappelé l’ambition du gouvernement de faire de l’agriculture un secteur plus productif, capable de garantir la sécurité alimentaire et de soutenir la transformation locale. L’objectif est notamment de limiter l’exportation des matières premières à l’état brut pour privilégier leur transformation sur le territoire national.

Cette orientation doit permettre de créer davantage d’emplois, de générer de la valeur ajoutée et de renforcer la compétitivité des produits togolais. Le soja et ses dérivés représentent ainsi, selon lui, un important levier de développement économique.

L’ambition d’améliorer les rendements

De son côté, le président du conseil d’administration du CIFS, Koriko Mounirou, a fait état de réflexions engagées pour améliorer les performances de la filière, particulièrement en matière de productivité.

Il a évoqué un travail de fond mené avec l’accompagnement de la coopération allemande GIZ, à la demande de la Direction de l’entrepreneuriat et du financement agricole (DEFFA), relevant du ministère chargé de l’Agriculture.

L’un des objectifs poursuivis est de faire progresser le rendement moyen, actuellement estimé à environ une tonne, jusqu’à 1,8 tonne, voire davantage. Pour y parvenir, plusieurs leviers sont envisagés, notamment la mécanisation agricole, la disponibilité des intrants, l’accompagnement technique des producteurs et le renforcement des capacités des différents acteurs.

À travers ces journées portes ouvertes, le CIFS entend ainsi contribuer à une meilleure structuration de la filière soja et à la consolidation de sa place dans l’économie togolaise.

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