Le Togo et la Côte d’Ivoire scellent une alliance stratégique pour booster l’arbitrage commercial

Une nouvelle étape vient d’être franchie dans la coopération économique sous-régionale. Une alliance a été officiellement conclue à Abidjan ce mardi 21 avril entre les principales institutions d’arbitrage du Togo et de la Côte d’Ivoire.
Sous le parrainage des chambres de commerce des deux pays, la Cour d’arbitrage du Togo (CATO) et la Cour d’arbitrage de Côte d’Ivoire (CACI) ont signé une convention de coopération bilatérale visant à renforcer le cadre du règlement des litiges commerciaux.
Vers une harmonisation de l’arbitrage commercial dans l’espace UEMOA
Ce partenariat, porté notamment par le Dr Kwassi Symenouh, président de la CATO, ambitionne d’harmoniser les mécanismes de résolution des différends commerciaux entre les deux pays.
L’objectif est clair : renforcer la sécurité juridique des opérateurs économiques et améliorer la prévisibilité du climat des affaires dans l’espace UEMOA. Cette coopération s’inscrit dans une dynamique régionale d’intégration économique visant à faciliter les échanges transfrontaliers.
Médiation, formation et échanges techniques au cœur du dispositif
Au-delà de la signature officielle, l’accord prévoit la mise en place de mécanismes concrets de collaboration. Les deux institutions s’engagent notamment à organiser des échanges réguliers d’informations, de données techniques et de bonnes pratiques.
Le partenariat inclut également des programmes de formation destinés aux acteurs du secteur ainsi que des campagnes de sensibilisation à la médiation et à l’arbitrage commercial.
Ces mécanismes alternatifs de règlement des litiges apparaissent aujourd’hui comme des solutions efficaces et complémentaires aux juridictions classiques, souvent jugées lentes par les entreprises.
Un levier d’attractivité pour les investisseurs
Dans un environnement économique de plus en plus concurrentiel, la justice arbitrale représente un atout majeur pour les investisseurs, en garantissant rapidité, confidentialité et efficacité dans le traitement des différends.
En réduisant les délais de résolution des litiges commerciaux, le Togo et la Côte d’Ivoire renforcent l’attractivité de leurs marchés respectifs et consolident la confiance du secteur privé.
La sécurisation des contrats et des transactions devient ainsi un levier stratégique de croissance, favorisant l’arrivée de nouveaux capitaux et la fluidification des échanges commerciaux en Afrique de l’Ouest.
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