
À Dapaong, les producteurs, transformateurs et commerçants de produits agroalimentaires ont été sensibilisés aux exigences de la sécurité sanitaire des aliments. Initiée par le Laboratoire national de la sécurité sanitaire et phytosanitaire des aliments (LaNSA), le jeudi 29 octobre 2026, cette rencontre vise à renforcer les bonnes pratiques alimentaires et à mieux protéger les consommateurs contre les risques sanitaires.
La qualité des aliments commercialisés et consommés reste un enjeu majeur de santé publique. Dans la région des Savanes, le LaNSA entend renforcer la vigilance des acteurs de la chaîne agroalimentaire à travers une meilleure connaissance des risques liés à la production, à la transformation et à la commercialisation des denrées alimentaires.
Au cours des échanges, le directeur général du LaNSA, le professeur Komla Sanda, a présenté les missions de son institution, créée en septembre 2025 par décret présidentiel. Le laboratoire est notamment chargé du contrôle de la qualité et de la sécurité sanitaire des aliments destinés à la consommation humaine et à l’alimentation animale.
Le responsable a attiré l’attention des participants sur les risques microbiologiques, susceptibles de provoquer des intoxications et des infections alimentaires aiguës. Il a également évoqué les dangers chimiques liés notamment aux métaux lourds, aux mycotoxines et aux résidus de pesticides. Une exposition prolongée à ces substances peut, selon lui, favoriser le développement de maladies chroniques.
Au-delà de sa mission de contrôle, le LaNSA entend accompagner les opérateurs économiques dans l’amélioration de leurs pratiques professionnelles. Cet appui passe notamment par des formations sur les bonnes pratiques d’hygiène et de fabrication, des conseils sur le choix des équipements et l’amélioration des procédés de transformation.
Prenant la parole, le secrétaire général du gouvernorat, Kegbero Latifou, a insisté sur les conséquences de la qualité des denrées alimentaires sur la santé des populations. Il a notamment établi un lien entre certaines habitudes alimentaires et des maladies telles que les cancers et l’hypertension artérielle.
Il a invité les producteurs, transformateurs et commerçants à veiller davantage à la salubrité des produits mis sur le marché et à se rapprocher du LaNSA pour mieux connaître les normes sanitaires et les exigences en matière de contrôle.
La question du coût des prestations du laboratoire a également été soulevée. Sur ce point, le secrétaire général du gouvernorat a assuré que des réflexions seront engagées afin d’examiner les possibilités de faciliter l’accès des opérateurs économiques aux services du LaNSA.
En réponse à ces préoccupations, le professeur Komla Sanda a réaffirmé la disponibilité de son institution à poursuivre les échanges avec les acteurs agroalimentaires. Il a également assuré que leurs difficultés, notamment celles relatives à la tarification des prestations, seront transmises aux autorités de tutelle.
À travers cette initiative, le LaNSA entend ainsi faire de la sécurité sanitaire des aliments une responsabilité partagée entre les pouvoirs publics et les professionnels du secteur agroalimentaire, au bénéfice de la santé des consommateurs.









