
Une nouvelle étape vient d’être franchie dans la recomposition de l’opposition au Togo. Réunis le 13 avril à Lomé, plusieurs partis politiques et organisations de la société civile ont signé la charte du Cadre national de concertation pour le changement, scellant une dynamique de convergence.
Une coalition élargie de l’opposition
Cette plateforme regroupe désormais plusieurs formations politiques majeures, dont l’Alliance nationale pour le changement, les Forces démocratiques pour la République, l’Alliance des démocrates pour le développement intégral et le Pacte socialiste pour le renouveau, ainsi que le mouvement citoyen Togo Debout.
Initialement porté par l’ANC de Jean-Pierre Fabre, les FDR de Dodji Apévon et Togo Debout dirigé par David Dosseh, le cadre s’élargit avec l’arrivée de l’ADDI de Aimé Gogué et du PSR de Komi Wolou.
Objectif : fédérer pour le changement politique
À travers cette charte, le Cadre national de concertation pour le changement affiche une ambition claire : mobiliser les Togolais, tant sur le territoire national que dans la diaspora, pour mettre fin au système actuel et promouvoir une alternance politique.
Parmi les priorités figurent notamment :
- le retour à la Constitution de 1992
- la promotion de la démocratie
- la défense des droits humains
- la création des conditions d’une alternance politique
Pour David Dosseh, cette union répond à une nécessité : « travailler ensemble sur des bases bien définies » afin de renforcer l’efficacité de l’opposition.
Une organisation encadrée et disciplinée
La charte du CNCC définit également des règles strictes de fonctionnement. Les membres s’engagent à :
- respecter une discipline collective
- éviter toute négociation individuelle avec le pouvoir
- privilégier la solidarité et la cohésion
Les décisions seront prises en plénière, soit par consensus, soit à la majorité des deux tiers, garantissant un mode de gouvernance collégial.
Une plateforme ouverte et évolutive
Se voulant inclusive, le Cadre national de concertation pour le changement reste ouvert à d’autres partis et organisations partageant les mêmes idéaux.
Dans un contexte politique marqué par des tensions autour des réformes institutionnelles, cette nouvelle feuille de route pourrait redessiner les rapports de force au Togo et peser sur les futures échéances politiques.
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