
La localité d’Afagnan, dans le district du Bas-Mono, a accueilli le 9 mai 2026 la célébration en différé de la Journée mondiale de lutte contre le paludisme. Une rencontre placée sous le haut patronage du ministre de la Santé, Jean-Marie Koffi Ewonoule Tessi, et marquée par une forte mobilisation des autorités sanitaires, des partenaires techniques ainsi que de la population locale.
Organisée en présence du représentant résident de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) au Togo, cette journée a mis en lumière les efforts engagés par le pays face à une maladie qui reste l’un des principaux défis de santé publique.
Un lourd fardeau sanitaire pour le Togo
Dans son intervention, Jean-Marie Koffi Ewonoule Tessi a rappelé l’ampleur du problème. En 2025, plus de deux millions de cas de paludisme ont été enregistrés au Togo, avec près d’un millier de décès, touchant principalement les enfants de moins de cinq ans et les femmes enceintes.
Le ministre a insisté sur l’importance de l’assainissement du cadre de vie comme levier essentiel de prévention, appelant les communautés à s’impliquer davantage dans la lutte contre la maladie.
Des progrès salués par l’OMS
Le représentant de l’Organisation mondiale de la santé a, pour sa part, salué les avancées réalisées par le Togo ces dernières années.
Parmi les progrès notables figurent :
- l’introduction du vaccin antipaludique R21/Matrix-M en 2025 ;
- l’extension de la chimioprévention saisonnière ;
- et la digitalisation des données sanitaires via le Référentiel National.
Selon l’OMS, ces efforts placent le Togo sur une trajectoire encourageante vers l’objectif d’élimination du paludisme à l’horizon 2030.
Une mobilisation communautaire sur le terrain
Au-delà des discours officiels, la célébration a été marquée par une vaste opération d’assainissement à Afagnan. Autorités, partenaires et populations ont participé à des actions de nettoyage et de désherbage des espaces publics.
L’objectif était de sensibiliser les habitants à la suppression des gîtes larvaires tels que les eaux stagnantes, pneus usagés ou objets abandonnés, qui favorisent la prolifération des moustiques vecteurs du paludisme.
Une stratégie nationale multisectorielle
Cette journée a également mis en avant la stratégie du gouvernement togolais, qui repose sur une approche combinant leadership politique, soutien des partenaires internationaux et engagement citoyen.
Jean-Marie Koffi Ewonoule Tessi a réaffirmé la volonté des autorités de renforcer les actions de prévention, de diagnostic et de traitement, tout en consolidant la coopération sanitaire régionale.
Vers l’élimination du paludisme d’ici 2030
Avec l’appui de l’Organisation mondiale de la santé et des partenaires techniques et financiers, le Togo ambitionne de réduire drastiquement la charge du paludisme et de progresser vers son élimination à l’horizon 2030.
La mobilisation d’Afagnan illustre ainsi une conviction partagée : seule une action collective, combinant innovation médicale, engagement communautaire et politiques publiques fortes, permettra de venir à bout de cette maladie endémique.
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