Haute mer : le Togo et le Ghana au bord d’un bras de fer international

Le ton monte entre Lomé et Accra. Après des années de discussions infructueuses, le Ghana a décidé de porter le différend maritime qui l’oppose au Togo devant une juridiction internationale. Une décision qui marque une rupture et révèle la profondeur du désaccord.
Au centre de la crise : l’accès du Togo à la haute mer. Lomé redoute qu’un tracé défendu par Accra ne réduise considérablement son couloir maritime, compromettant ses ambitions stratégiques en matière de navigation, de pêche industrielle et surtout d’exploitation des ressources pétrolières et gazières offshore.
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Pour les autorités togolaises, il ne s’agit pas d’un simple débat technique. Elles dénoncent une lecture jugée restrictive des règles de délimitation maritime, qui ignorerait les réalités économiques et les usages historiques liés aux activités du port de Lomé. En clair, le Togo estime que ses intérêts vitaux sont en jeu.
Plus d’une dizaine de réunions bilatérales n’ont pas permis de rapprocher les positions. La bataille se déplace désormais sur le terrain juridique international, où chaque camp entend faire valoir ses droits.
Si aucune tension militaire n’est signalée, le dossier reste hautement sensible. Car derrière cette ligne tracée sur la carte se jouent des milliards potentiels en ressources offshore et l’avenir stratégique de deux États voisins d’Afrique de l’Ouest.









